[Carnet] “Bientôt six piges que j’ai plus vingt ans”

J’ai rarement abordé la période de mon anniversaire avec autant d’inintérêt je dois dire.

Mon animal totem du moment

D’ailleurs, on est à deux jours de la date, et j’ai toujours l’impression que mon cerveau est resté bloqué en mode “mon anniv’ arrive la semaine prochaine ou un truc comme ça“.

Mais  non. Dans deux jours j’ai 26 ans.

Pourtant je suis plutôt bon public généralement, pour ça. Mais je sais pas, j’ai l’impression que cette année, on m’a anesthésié la partie de moi qui ressentait l’excitation annuelle de l’anniversaire. J’ai eu un peu du mal à mettre le doigt sur la raison de tout ça. Puis j’ai pondu cet article.

Je crois que c’est parce que j’ai l’impression d’arriver à un cap où c’est plus difficile de croire à mes propres mensonges. Je crois que je suis enfin rattrapée par mon syndrome de l’imposteur.

J’en parlais à un bon pote, hier, de ma peur persistante de ne pas être à la hauteur des gens que j’aime, de décevoir le monde.
Et Q. (le pote en question), m’a répondu en substance un truc assez juste, il m’a dit que ce que je devrais essayer, c’est surtout de ne pas me décevoir moi. En fait. Que si je ne me décevais pas moi, j’aurais moins peur de décevoir les autres. Je paraphrase

Pardon…

Je ne pense pas que ça soit la première fois qu’on me l’ai dit hein genre même je le sais carrément en fait, puisque je le répète moi-même à qui veut bien me laisser leur faire la morale en fait * haha ironie NTM* . Mais là comme ça, de le lire sur un message WhatsApp, ça m’a fait comme un bon gros coup de massue, parce que la réponse à cette phrase (et à pourquoi je n’arrive pas à l’appliquer) m’est apparue limpide.

J’en ai pas grand chose à foutre de me décevoir moi… Parce que je ne m’aime pas assez pour estimer mon opinion de moi même.

Je connais la théorie pourtant. Je sais qu’il faut s’aimer soi même avant qu’on puisse vraiment être aimé blabla… Tout ça. Mais je dois dire qu’en 26 ans, je n’ai pas vraiment accumulé beaucoup d’amour ou de respect pour moi.

Pour une donneuse de leçons féministes, c’est assez ironique vous me direz (et vous aurez bien raison).

Je ne me souviens plus de ce que ça fait de vivre sans avoir un vague écho de trouille qu’un jour on démasque “qui je suis vraiment”. Puis ouais, quand on s’aime pas trop, beh on se réfugie dans l’amour des autres, mais toujours avec cette sensation de, quand même, les avoir piégé … un peu arnaqué…

L’impression qu’un jour, fatalement, on viendra m’arrêter. Qu’on toquera à ma porte, qu’on me traînera par la peau des fesses sur la place publique, avec un gros panneau “ELLE FAIT SEMBLANT, EN FAIT ELLE NE GÈRE RIEN DU TOUT”. Qu’on m’intentera un procès, avec des gros titres du genre

ELLE PIÈGE SES AMIS ET SA FAMILLE, ELLE N’ÉTAIT PAS QUI ELLE PRÉTENDAIT ÊTRETÉMOIGNAGES :

On avait l’impression qu’elle était bien dans sa peau, mais elle mentait!” – Une copine
Nous on a toujours su qu’il y avait un problème avec elle.” – Son père
Elle m’a fait tomber amoureux d’elle alors qu’en fait elle était nulle” – Son amoureux

SHAME

Ahum… Bon j’en suis consciente hein, de ce syndrome de l’imposteur à la con, j’en parle ouvertement, j’en rigole, mais j’ai quand même toujours du mal à m’en dépêtrer. J’avoue que je m’étais dit que je pourrais vivre avec. Qu’il suffirait d’en rire avec les copains, d”apprendre à juste les croire quand ils me disent qu’ils m’aiment. Mais c’est dur de croire les autres quand on est incapable de ressentir ce dont ils parlent.

Jusqu’ici, enfin du moins ces 15 dernières années on va dire, j’ai un peu vécu le passage de l’anniversaire en me rassurant d’un petit “tu as encore le temps de devenir quelqu’un que tu aimeras”. Mais cette année, mon petit refrain réconfortant me fait l’effet d’une corde usée, qui ne fait pas aussi bien son boulot.

Peut être parce que j’ai perdu deux personnes dont j’étais si proche en 3 ans. Peut être parce que vivre le deuil d’une amie qui a pris sa propre vie, ça vous met la tronche directement face à ce que ça veut dire, de ne pas réussir à s’aimer. Je ne sais pas.

Mais à 26 ans, peut être qu’il est temps d’arrêter de reporter à demain. Peut-être qu’il faut que j’arrête de me faire croire que j’ai besoin de devenir quelqu’une d’autre pour enfin m’aimer. Peut être que c’est maintenant et que c’est pas le moi de demain que je dois apprendre à respecter.

Le 28 avril ça fera 6 piges que j’ai plus vingt ans*, et à peu près 15 ans à se mépriser c’est juste assez.
Je vais essayer d’apprendre doucement à m’apprécier. On va commencer par là. C’est plutôt un gros projet, mais je crois qu’il est temps que je m’y colle.
Même si j’ai un peu honte d’avoir mis autant de temps à arriver à cette conclusion. After all, c’est pas un chantier si honteux que ça, au final, travailler sur l’amour et l’acceptance de soi.

Puis j’ai quand même toujours la chance d’avoir des gens formidables pour m’aider à m’aimer.

Portrait Zoe

Si mes copains sont capables de me voir comme ça, ptêtre que je le serai aussi un jour

 

*Merveilleuse punchline empruntée à ce non moins merveilleux texte

Mon guide du survivor pour réussir sa convention… (2) Le STUFF

C’est pas tout ça, mais maintenant que vous avez décidé de m’écouter et d’aller en convention, il va falloir être préparé-e…

Chapitre I, Convention : savoir se stuffer.
(AKA : comment je m’habille, qu’est-ce que je dois prévoir?)

Suit Up

LET’S SUIT UP !

L’Armure :

  • Pensez “Oignon“.
    Comme dans Shreck. Il vous faut des couches. Déjà parce que les Dieux de l’Air-Co (yes, it’s a thing) sont taquins et susceptibles. Particulièrement dans ce genre d’endroits.
    Et en plus parce que vous risquez de passer d’extérieur en intérieur, de bain de foule à de longues files, bref… Vous allez avoir froid et chaud, donc essayez d’être le plus confortable possible en vous simplifiant la vie.
    Des couches donc, facile à retirer et remettre : confortable est le maître mot.
  • Des pompes CONFORTABLES et oui encore.
    Je vous entends rire au fond, mais vous ferez moins les malins quand vous devrez partir plus tôt en pleurant votre maman parce que vous avez des ampoules aux pieds…
    Si vous n’avez pas l’impératif vestimentaire du costume/cosplay*,  sachez mes bons amis qu’il vous faut des chaussures dans lesquelles vous pouvez marcher et rester debout. Longtemps.
    Personne ne reste en convention juste une heure ou deux. Vous allez y passer au moins l’après-midi, c’est souvent compliqué de s’asseoir, et dépendant de la taille de l’événement, vous serez amené à marcher. Beaucoup.

*Je ne fais de cosplay, du coup je ne suis pas la mieux placée pour vous aiguiller sur les meilleurs tips & tricks quand vous êtes costumés en convention! Si vous vous lancez et débutez, n’hésitez pas à aller lire l’excellent article de LadyDandy sur Madmoizelle et à traîner sur les forums!

L’équipement :

  • Inventaire.
    Un bon sac à dos pratique sans fond. Le genre qu’on peut bourrer ras-la-gueule. C’est vraiment pas le moment de prendre la sacoche qui va vous scier l’épaule dès qu’elle sera un peu remplie. Que ce soit pour mettre votre pull ou votre loot, il vous FAUT un sac à dos.
  • Le Heal.
    Pensez à vous concocter un petit nécessaire à pharmacie : quelques pansements, un peu aspirine/paracétamol, et éventuellement des anti-allergies (vous vous rappelez de Dieux de l’Air-Co? Leur jeu favori c’est de foutre de la poussière plein les sorties ventilo, et vous lancer dessus leurs armées d’acariens…). Vous serez bien content-e-s si vous êtes pris d’une migraine de bâtard en plein panel, à cause de l’éclairage, ou si vous vous tapez des ampoules parce que vous ne m’avez pas écouté pour les chaussures confortables (ou que vos compagnons n’ont pas lu mon article, les bougres)
  • De l’EAU.
    BEAUCOUP (et une deuxième vessie, parce qu’aller aux toilettes sera peut-être votre plus grand défi, selon la taille de la convention). L’eau en bouteille sur place coûte cher et/ou y’aura toujours un connard dans votre groupe, qui lui aura oublié la sienne et sera au bord de la déshydratation, qui tapera dans votre réserve. Je le sais. J’ai souvent été ce connard.
  • Du manger.
    C’est le moment d’invoquer votre “inner” Bree Van de Kamp et de faire péter les petits sandwichs et le paquet de biscuits. Sur place, la nourriture sera chère, ça c’est sûr, et souvent dégueue. Gardez un petit budget bouffe pour les stands spéciaux de passionnées qui font des produits cools eux-mêmes ou vendent des machins rares importés!

Bree
– Les PO
Le flouze, la thune, bref, votre pognon. Depuis quelque temps, la plupart des stands (surtout les plus gros), prennent les cartes bancaires. C’est le GROS PIÈGE. Tirez une somme en liquide, ça vous assure de ne pas (trop) dépasser votre budget, vous ne devrez pas tirer de sous aux machines sur place (qui ponctionnent souvent un petit forfait “frais en plus” qui pique) et vous serez sûrs de pouvoir payer à tous les coups sans être bloqués par le “non désolé, on n’a pas de lecteur de carte”…

Voilà, dans le prochain article on abordera le Chapitre 2, où le héro devra recruter ses compagnons de route… 

À suivre donc

[Carnets] Écrire pour combattre le vide.

Mon chien.
Mon tout petit bébé chien, ma grosse loutre, mon énorme copine. Ma poilue, mon ourse.
Ma gardienne, mon amie. Mon chien. À moi. Ma compagne, ma complice.
Pour les câlins, les gratouilles, pour les balades. Pour les voyages. Pour les ronflements et les wouwou de joie, pour les gros soupirs qui viennent de loin.
Pour les poils sur toutes mes fringues, dans tous les recoins.

Mon chien et sa tête sur ma cuisse, ses grands yeux marron qui me regardent sans me comprendre. Sans chercher à comprendre, juste à m’aimer, en entier, juste pour moi.

Mon chien sourd. Et têtue, aussi. Courageuse et douce.

Ma Kam.

Je n’ai pas fini de profiter, j’en ai pas eu assez.
Je refais défiler ces deux dernières années, avec l’impression de ne pas avoir assez savouré quand tu te colles de tout ton poids contre mes jambes, quand tu me tapes avec ta patte pour exiger une caresse. Quand tu remues légèrement ton pompon pour me dire que c’est cool, la vie.

Je te vois toute seule, dans une salle que tu ne connais pas, entourée d’odeurs que tu ne reconnais pas. Sans moi. Je ferme les yeux et je peux te voir, comme pour de vrai.

Est-ce que tu as peur que je t’aie abandonnée ? Est-ce que tu sais que je vais revenir ? Qu’on va revenir. Max et moi. On va revenir te chercher et je sais que tu nous pardonneras sans même y penser.

C’est con un humain. Ça ne comprend complètement la valeur de ce qu’il aime qu’une fois qu’il a peur de le perdre. Ça se contrarie pour un rien, vraiment. Pour des poils qui traînent, des pets qui puent, des factures à payer. C’est vraiment con.

Je suis désolée mon chien. J’étais trop occupée à apprendre à te connaître, à apprivoiser notre relation. J’avais à peine commencé à effleurer l’idée de l’effet de ton absence, et bam, l’éventualité de ta fragilité m’est tombée sur la gueule. Tu combles tellement d’interstices dans ma vie, si tu reprends ce que tu m’as donné, je ne sais pas ce que je vais faire de tout ce vide. Ça pourrait m’avaler.

Mon tout petit chien, tu prends tellement de place. Dans ma tête, mes photos, dans mon cœur, dans mon lit.

Qu’est-ce que je vais faire de toute cette place dans mon lit, si tu ne me reviens pas ?

Kam et Zoé

[Voyage – Les Chroniques de la Lose] Édimbourg – Mars 2016

Première journée entière à Édimbourg, on vient de rentrer s’écrouler à l’hôtel, défoncés.
J’ai mal aux pieds, j’ai la gorge qui gratte, j’ai passé l’après-midi à alterner ibuprofène et paracétamol pour maîtriser la fièvre, et là tout de suite je veux juste dormir.

Mais faut que j’évacue. Et ce sera l’occasion d’étrenner une série qui sera sûrement récurrente, vu mon Karma : Les Chroniques de la Lose! 

Parce que voyager, c’est pas toujours que rigolo…

Déjà, ça me saoule d’être malade en vacances. Franchement, l’angine fourbe, si elle pouvait ne PAS tomber pendant mes 4 jours de vacances avec mon amoureux, ça pourrait être appréciable.
Mais bon, mettons, je tiens encore debout, j’arrive à me balader, donc je veux bien faire avec.

Par contre, enchaîner AUTANT de poisses en une soirée, ça c’est vraiment rageant.
Genre VRAIMENT.

On avait une visite d’appart’ à 18h, et à partir de là, tout a déconné. En mode Loi de l’Emmerdement Maximal.
Le genre de malchance de vacances, où en plus tu continues à forcer le Destin, en te disant que tu vas finir par être récompensé, mais que non, jusqu’au bout ta soirée sera pourrie de chez pourrie.
Donc pour résumer : l’appart’ n’était vraiment pas top, on a galéré à le trouver avec mon téléphone qui était en rade et celui de l’Amoureux qui était useless vu que “non-je-mets-pas-de-data-dessus-je-me-sers-que-du-wifi”…. Déjà de quoi agacer.

“On inspire”

Puis on enchaîne sur mon collant qui craque, et que n’importe quelle personne qui possède des cuisses d’envergure raisonnable qui me lit saura ce que ça veut dire. Ça veut dire AÏE PUTAIN SA RACE quand tu marches.
Donc, arrêt “achetons un collant au supermarché”. On vit le rêve glamour des backpackeurs les plus audacieux, admettons le.

Bon. On redémarre pour se balader dans Leith, sans carte papier ou Google, et on galère.
On a marché en faisant des détours débiles pendant pas loin de deux heures, j’en pouvais plus
(rappel : on avec nous le chien, Kam, l’Akita dans toute sa splendeur, qui doit renifler le moindre centimètre carré).

Bref, on a fini par dénicher la zone avec des restaus… Et bien sûr, les seuls établissements d’Édimbourg pas dog-friendly, ils étaient là… Bordel.
À ce stade, on marche depuis deux heures, ma fièvre se fait sentir parce que les effets des médocs s’estompent déjà, et on est à l’étape physiologique juste avant l’auto-digestion (on a faim quoi).

Rétrospectivement, c’est là qu’on aurait dû renoncer. Monter dans un taxi, choper de la bouffe à emporter, et manger ça au lit à l’hôtel, devant la fin de la saison 2 de Dare Devil.

Mais comme on est biclassés obstinés ET débiles, on s’est entêté dans la quête du restau où on peut manger avec le chien.

On en trouve quand même un, on se dit “Oh putain génial, des moules pas chères en bord de mer, le coup de veine qui va tout rattraper“… Hahah naïfs que nous sommes.

Là vous vous doutez que les moules, on s’est assis dessus, enfin on a pu regarder notre voisin manger la dernière portion du restaurant, en chicanant sur nos plats très bof et très chers.

Tu apposes la cerise pourrie sur gâteau moisi grâce à Uber payé alors qu’on n’a pas pu le prendre (gsm en rade, toussa), et le tableau est finalisé.

M’enfin voilà, on est rentré, le chien ronque comme une bien heureuse, l’Amoureux et moi ne nous sommes pas écharpés et on va pouvoir dormir et repartir d’un bon pied demain (si le mien à dégonflé d’ici là…)

Et puis il faut dire que jusque 18h, on n’avait eu une journée géniale… Pleine de balades agréables, de super trouvailles gustatives (dans des cafés ou bars où Kam a été la bienvenue partout!), on a crapahuté efficacement et vraiment bien découvert la ville.

Pour le moment, si je zappe cette soirée de l’enfer (toute proportion gardée… On n’est pas à la mine non plus hein…), je suis vraiment séduite par Édimbourg.

C’est joli comme tout : une ville à étages tout en patchwork d’architectures, avec une ambiance médiévale, pleine de culture, de bonne bouffe et du vert partout…

Bref, je m’y plais bien en fait.

Edimbourg-Doge

Tu es tellement cool comme ville, que je te pardonne cette soirée pourrie…

Mon guide du survivor pour réussir sa convention… (1) Pourquoi y aller ?

On est mi-mars, c’est parti, la saison des conventions, salons et festivals (pop) culturels, reprend en trombe !

Ouiiiiiii

On n’est pas encore au niveau outre-Atlantique, mais que vous soyez en France ou en Belgique, les conventions prennent de plus en plus d’ampleur (pour mon plus grand plaisir)!
Des raisons en vrac de cet essor récent :
La popularité grandissante de la culture “comic-books”, les grosses licences adoptées par Hollywood ont mis un joli coup de fouet à ce qui était un centre d’intérêt assez niche… Et plus globalement, la pop-culture et la culture “geek” (dieux que je hais ce terme qui ne veut rien dire) est mieux connue, reconnue, et un brin moins stigmatisée.
– Les exemples MULTIPLES du succès des “comic-con” et autres qu’on trouve aux US intéressent vachement les sponsors, marquent, etc, et ça y’est, y’a enfin deux trois malins qui commencent à piger qu’il y’a du pognon à se faire.
Les Millenials sont de plus en plus aux commandes, notre génération a, en majorité, grandi avec internet. On aime partager nos obsessions, on sait qu’on trouvera toujours au moins 3 péons pour discuter de l’aspect spécifique d’une fan-fic d’un bouquin de SF obscur.
Entre les gamers, les rôlistes, les crafteurs, bref, dans la mer de gros geeks : y’aura toujours des motivés pour créer des espaces où on peut tous se retrouver pour se fighter sur ce qui est “canon” ou “head-canon”, et faire des inside-jokes IRL sur des MEMES.

meme

Si je vous dis que, déjà gamine, j’étais plus excitée à l’idée d’aller au Salon du Livre de Montreuil (à Paris), que Disneyland… ça vous donne une idée du personnage.
En grandissant même si je suis restée bloquée à 1m60, j’ai continué à adorer ce genre d’événements, et j’y ai pas mal roulé ma bosse.
Bref, j’ai amassé pas mal d’XP, et si ça peut aider

Pourquoi aller en convention ?
TL;DR : parce que c’est trop bien

  • Pour le plaisir des yeux… C’est l’occasion de voir des gens cosplayer, avec des costumes incroyables : des trucs hyper bien réalisés et détaillés ou super simples. Des maquillages de dingues, des tenues complètement WTF et des situations juste ubuesques (avez vous déjà vu un mage Elfe de Sang avec des lunettes qui envoie un sms depuis son smartphone ? Pikachu aller aux toilettes ? Un robot en armure complète jouer à Just Dance? Moi, oui.)

KHANEt même sans le Cosplay, vous allez vous en prendre plein la tronche. Des artistes avec des prints de bâtards, regarder un mec dessiner et animer en live sur une Cintiq, aller à la rencontre des tarés qui montent eux-mêmes des reproductions de droids ou des pièces originales de films cultes, des artisans qui font des trucs dans toutes les matières …

  • Si pas par passion, par curiosité. Vous pourrez généralement rencontrer des gens qui sont enthousiasmés par les mêmes choses que vous et partager sur vos sujets favoris.
    Si y’a rien que j’aime plus que de débattre sur Joss Whedon pendant 1h avec un mec que j’ai croisé par hasard et qui portait un badge “Browncoats”, c’est bien de découvrir une culture niche que je ne connaissais pas. Du cosplay érotique, au quidditch pour moldus, j’ai découvert comme ça des univers géniaux en allant à des panels, des démonstrations ou juste au détour d’une conversation. Sélectionner des conférences/rencontres/dédicaces pour explorer à fond un aspect d’un jeu, d’un bouquin ou d’un film dont vous êtes méga fan, c’est juste grisant. Et vous êtes aussi à peu près sûr à 99,99% de vous frotter à une nouveauté en flânant en convention.
  • Pour LOOTER (consumérisme, mon Amour). Y’a TELLEMENT de trucs à acheter. Honnêtement, c’est un gouffre à pognon.

loot–> Des trucs que vous ne pouvez d’habitude trouver que en ligne, et encore, en payant des frais de port équivalents à un demi-rein. Du T-shirt de gros nerd avec des références incompréhensibles, à la bouffe internationale, des scripts de vos séries préférées, bref… Y’en a pour tous les goûts. Et même si c’est parfois plus cher que sur l’interweb, vous pouvez au moins avoir une idée de ce à quoi ça ressemble dans la vraie vie réelle véritable.

Et le mieux, c’est que ça vaut pour tous les types de conventions… Que vous fassiez une énorme Comic-con ou un petit festival niche.

D’après moi, il y a deux mauvaises raisons pour ne pas aller en convention, au moins.

Avoir l’impression de ne pas être “assez” geek. Et ça c’est débile, no offense. Déjà parce que quelle que soit votre centre d’intérêt, le degré de votre fanitude ou de votre investissement : si vous êtes un tant soit peu curieux et intéressé, vous allez apprécier une convention.
Et surtout qui sait quelle nouvelle passion vous allez vous découvrir au détour d’un stand ?
Si votre première fois, et que c’est l’ampleur du machin qui vous ralenti : essayez de privilégier une plus petite convention à taille humaine? Ou bien décidez vous pour une grosse convention classique, mais en vous délimitant à l’avance les zones qui vous plaisent le plus.

Si vous avez l’impression d’être TROP geek pour aller en convention (un peu comme ça m’est arrivé pas mal de fois, j’avoue), restez ouvert!
J’ai souvent répété que j’étais un peu lassée des grosses conventions ou salons que j’avais fait plusieurs fois (coucou la Japan) MAIS… En restant fermée j’ai raté deux trois bonnes opportunités de rencontrer des artistes que j’adore. Une grosse convention peut avoir certains avantages (moins chère, facile de choper des invit’, simple d’accès…)
Et en parlant d’expérience : ça vaut vraiment la peine de garder un oeil sur les nouvelles conventions qui se montent. Déjà parce que les équipes derrière sont comme nous. Des passionnés, mais aussi parce qu’avec internet il n’a jamais été aussi simple de financer et organiser des nouveaux projets…
Redécouvrir les conventions ça peut aussi passer par le bénévolat et si vous êtes déçus de comment les choses se passent dans les events que vous fréquentiez : passez du côté ORGA de la force!

Et puisqu’on parle d’internet, si c’est possible financièrement, ne laissez pas les frontières vous arrêtez. Pourquoi pas en profiter pour voyager ? Les styles et les “coutumes” des Cons changent d’un pays à l’autre, et c’est l’occas’ de monter des co-voiturages improbables et d’augmenter la dimension “découverte” de l’aventure.

Je trouvais que ça résumait bien pour conclure…

Prochain article : je vous parle de comment vous équiper pour survivre en Con!