Mon guide du survivor pour réussir sa convention… (2) Le STUFF

C’est pas tout ça, mais maintenant que vous avez décidé de m’écouter et d’aller en convention, il va falloir être préparé-e…

Chapitre I, Convention : savoir se stuffer.
(AKA : comment je m’habille, qu’est-ce que je dois prévoir?)

Suit Up

LET’S SUIT UP !

L’Armure :

  • Pensez “Oignon“.
    Comme dans Shreck. Il vous faut des couches. Déjà parce que les Dieux de l’Air-Co (yes, it’s a thing) sont taquins et susceptibles. Particulièrement dans ce genre d’endroits.
    Et en plus parce que vous risquez de passer d’extérieur en intérieur, de bain de foule à de longues files, bref… Vous allez avoir froid et chaud, donc essayez d’être le plus confortable possible en vous simplifiant la vie.
    Des couches donc, facile à retirer et remettre : confortable est le maître mot.
  • Des pompes CONFORTABLES et oui encore.
    Je vous entends rire au fond, mais vous ferez moins les malins quand vous devrez partir plus tôt en pleurant votre maman parce que vous avez des ampoules aux pieds…
    Si vous n’avez pas l’impératif vestimentaire du costume/cosplay*,  sachez mes bons amis qu’il vous faut des chaussures dans lesquelles vous pouvez marcher et rester debout. Longtemps.
    Personne ne reste en convention juste une heure ou deux. Vous allez y passer au moins l’après-midi, c’est souvent compliqué de s’asseoir, et dépendant de la taille de l’événement, vous serez amené à marcher. Beaucoup.

*Je ne fais de cosplay, du coup je ne suis pas la mieux placée pour vous aiguiller sur les meilleurs tips & tricks quand vous êtes costumés en convention! Si vous vous lancez et débutez, n’hésitez pas à aller lire l’excellent article de LadyDandy sur Madmoizelle et à traîner sur les forums!

L’équipement :

  • Inventaire.
    Un bon sac à dos pratique sans fond. Le genre qu’on peut bourrer ras-la-gueule. C’est vraiment pas le moment de prendre la sacoche qui va vous scier l’épaule dès qu’elle sera un peu remplie. Que ce soit pour mettre votre pull ou votre loot, il vous FAUT un sac à dos.
  • Le Heal.
    Pensez à vous concocter un petit nécessaire à pharmacie : quelques pansements, un peu aspirine/paracétamol, et éventuellement des anti-allergies (vous vous rappelez de Dieux de l’Air-Co? Leur jeu favori c’est de foutre de la poussière plein les sorties ventilo, et vous lancer dessus leurs armées d’acariens…). Vous serez bien content-e-s si vous êtes pris d’une migraine de bâtard en plein panel, à cause de l’éclairage, ou si vous vous tapez des ampoules parce que vous ne m’avez pas écouté pour les chaussures confortables (ou que vos compagnons n’ont pas lu mon article, les bougres)
  • De l’EAU.
    BEAUCOUP (et une deuxième vessie, parce qu’aller aux toilettes sera peut-être votre plus grand défi, selon la taille de la convention). L’eau en bouteille sur place coûte cher et/ou y’aura toujours un connard dans votre groupe, qui lui aura oublié la sienne et sera au bord de la déshydratation, qui tapera dans votre réserve. Je le sais. J’ai souvent été ce connard.
  • Du manger.
    C’est le moment d’invoquer votre “inner” Bree Van de Kamp et de faire péter les petits sandwichs et le paquet de biscuits. Sur place, la nourriture sera chère, ça c’est sûr, et souvent dégueue. Gardez un petit budget bouffe pour les stands spéciaux de passionnées qui font des produits cools eux-mêmes ou vendent des machins rares importés!

Bree
– Les PO
Le flouze, la thune, bref, votre pognon. Depuis quelque temps, la plupart des stands (surtout les plus gros), prennent les cartes bancaires. C’est le GROS PIÈGE. Tirez une somme en liquide, ça vous assure de ne pas (trop) dépasser votre budget, vous ne devrez pas tirer de sous aux machines sur place (qui ponctionnent souvent un petit forfait “frais en plus” qui pique) et vous serez sûrs de pouvoir payer à tous les coups sans être bloqués par le “non désolé, on n’a pas de lecteur de carte”…

Voilà, dans le prochain article on abordera le Chapitre 2, où le héro devra recruter ses compagnons de route… 

À suivre donc

[Carnets] Écrire pour combattre le vide.

Mon chien.
Mon tout petit bébé chien, ma grosse loutre, mon énorme copine. Ma poilue, mon ourse.
Ma gardienne, mon amie. Mon chien. À moi. Ma compagne, ma complice.
Pour les câlins, les gratouilles, pour les balades. Pour les voyages. Pour les ronflements et les wouwou de joie, pour les gros soupirs qui viennent de loin.
Pour les poils sur toutes mes fringues, dans tous les recoins.

Mon chien et sa tête sur ma cuisse, ses grands yeux marron qui me regardent sans me comprendre. Sans chercher à comprendre, juste à m’aimer, en entier, juste pour moi.

Mon chien sourd. Et têtue, aussi. Courageuse et douce.

Ma Kam.

Je n’ai pas fini de profiter, j’en ai pas eu assez.
Je refais défiler ces deux dernières années, avec l’impression de ne pas avoir assez savouré quand tu te colles de tout ton poids contre mes jambes, quand tu me tapes avec ta patte pour exiger une caresse. Quand tu remues légèrement ton pompon pour me dire que c’est cool, la vie.

Je te vois toute seule, dans une salle que tu ne connais pas, entourée d’odeurs que tu ne reconnais pas. Sans moi. Je ferme les yeux et je peux te voir, comme pour de vrai.

Est-ce que tu as peur que je t’aie abandonnée ? Est-ce que tu sais que je vais revenir ? Qu’on va revenir. Max et moi. On va revenir te chercher et je sais que tu nous pardonneras sans même y penser.

C’est con un humain. Ça ne comprend complètement la valeur de ce qu’il aime qu’une fois qu’il a peur de le perdre. Ça se contrarie pour un rien, vraiment. Pour des poils qui traînent, des pets qui puent, des factures à payer. C’est vraiment con.

Je suis désolée mon chien. J’étais trop occupée à apprendre à te connaître, à apprivoiser notre relation. J’avais à peine commencé à effleurer l’idée de l’effet de ton absence, et bam, l’éventualité de ta fragilité m’est tombée sur la gueule. Tu combles tellement d’interstices dans ma vie, si tu reprends ce que tu m’as donné, je ne sais pas ce que je vais faire de tout ce vide. Ça pourrait m’avaler.

Mon tout petit chien, tu prends tellement de place. Dans ma tête, mes photos, dans mon cœur, dans mon lit.

Qu’est-ce que je vais faire de toute cette place dans mon lit, si tu ne me reviens pas ?

Kam et Zoé

[Les Chroniques de la Lose] Édimbourg – Mars 2016

Première journée entière à Édimbourg, on vient de rentrer s’écrouler à l’hôtel, défoncés.
J’ai mal aux pieds, j’ai la gorge qui gratte, j’ai passé l’après-midi à alterner ibuprofène et paracétamol pour maîtriser la fièvre, et là tout de suite je veux juste dormir.

Mais faut que j’évacue. Et ce sera l’occasion d’étrenner une série qui sera sûrement récurrente, vu mon Karma : Les Chroniques de la Lose! 

Parce que voyager, c’est pas toujours que rigolo…

Déjà, ça me saoule d’être malade en vacances. Franchement, l’angine fourbe, si elle pouvait ne PAS tomber pendant mes 4 jours de vacances avec mon amoureux, ça pourrait être appréciable.
Mais bon, mettons, je tiens encore debout, j’arrive à me balader, donc je veux bien faire avec.

Par contre, enchaîner AUTANT de poisses en une soirée, ça c’est vraiment rageant.
Genre VRAIMENT.

On avait une visite d’appart’ à 18h, et à partir de là, tout a déconné. En mode Loi de l’Emmerdement Maximal.
Le genre de malchance de vacances, où en plus tu continues à forcer le Destin, en te disant que tu vas finir par être récompensé, mais que non, jusqu’au bout ta soirée sera pourrie de chez pourrie.
Donc pour résumer : l’appart’ n’était vraiment pas top, on a galéré à le trouver avec mon téléphone qui était en rade et celui de l’Amoureux qui était useless vu que “non-je-mets-pas-de-data-dessus-je-me-sers-que-du-wifi”…. Déjà de quoi agacer.

“On inspire”

Puis on enchaîne sur mon collant qui craque, et que n’importe quelle personne qui possède des cuisses d’envergure raisonnable qui me lit saura ce que ça veut dire. Ça veut dire AÏE PUTAIN SA RACE quand tu marches.
Donc, arrêt “achetons un collant au supermarché”. On vit le rêve glamour des backpackeurs les plus audacieux, admettons le.

Bon. On redémarre pour se balader dans Leith, sans carte papier ou Google, et on galère.
On a marché en faisant des détours débiles pendant pas loin de deux heures, j’en pouvais plus
(rappel : on avec nous le chien, Kam, l’Akita dans toute sa splendeur, qui doit renifler le moindre centimètre carré).

Bref, on a fini par dénicher la zone avec des restaus… Et bien sûr, les seuls établissements d’Édimbourg pas dog-friendly, ils étaient là… Bordel.
À ce stade, on marche depuis deux heures, ma fièvre se fait sentir parce que les effets des médocs s’estompent déjà, et on est à l’étape physiologique juste avant l’auto-digestion (on a faim quoi).

Rétrospectivement, c’est là qu’on aurait dû renoncer. Monter dans un taxi, choper de la bouffe à emporter, et manger ça au lit à l’hôtel, devant la fin de la saison 2 de Dare Devil.

Mais comme on est biclassés obstinés ET débiles, on s’est entêté dans la quête du restau où on peut manger avec le chien.

On en trouve quand même un, on se dit “Oh putain génial, des moules pas chères en bord de mer, le coup de veine qui va tout rattraper“… Hahah naïfs que nous sommes.

Là vous vous doutez que les moules, on s’est assis dessus, enfin on a pu regarder notre voisin manger la dernière portion du restaurant, en chicanant sur nos plats très bof et très chers.

Tu apposes la cerise pourrie sur gâteau moisi grâce à Uber payé alors qu’on n’a pas pu le prendre (gsm en rade, toussa), et le tableau est finalisé.

M’enfin voilà, on est rentré, le chien ronque comme une bien heureuse, l’Amoureux et moi ne nous sommes pas écharpés et on va pouvoir dormir et repartir d’un bon pied demain (si le mien à dégonflé d’ici là…)

Et puis il faut dire que jusque 18h, on n’avait eu une journée géniale… Pleine de balades agréables, de super trouvailles gustatives (dans des cafés ou bars où Kam a été la bienvenue partout!), on a crapahuté efficacement et vraiment bien découvert la ville.

Pour le moment, si je zappe cette soirée de l’enfer (toute proportion gardée… On n’est pas à la mine non plus hein…), je suis vraiment séduite par Édimbourg.

C’est joli comme tout : une ville à étages tout en patchwork d’architectures, avec une ambiance médiévale, pleine de culture, de bonne bouffe et du vert partout…

Bref, je m’y plais bien en fait.

Edimbourg-Doge

Tu es tellement cool comme ville, que je te pardonne cette soirée pourrie…

Mon guide du survivor pour réussir sa convention… (1) Pourquoi y aller ?

On est mi-mars, c’est parti, la saison des conventions, salons et festivals (pop) culturels, reprend en trombe !

Ouiiiiiii

On n’est pas encore au niveau outre-Atlantique, mais que vous soyez en France ou en Belgique, les conventions prennent de plus en plus d’ampleur (pour mon plus grand plaisir)!
Des raisons en vrac de cet essor récent :
La popularité grandissante de la culture “comic-books”, les grosses licences adoptées par Hollywood ont mis un joli coup de fouet à ce qui était un centre d’intérêt assez niche… Et plus globalement, la pop-culture et la culture “geek” (dieux que je hais ce terme qui ne veut rien dire) est mieux connue, reconnue, et un brin moins stigmatisée.
– Les exemples MULTIPLES du succès des “comic-con” et autres qu’on trouve aux US intéressent vachement les sponsors, marquent, etc, et ça y’est, y’a enfin deux trois malins qui commencent à piger qu’il y’a du pognon à se faire.
Les Millenials sont de plus en plus aux commandes, notre génération a, en majorité, grandi avec internet. On aime partager nos obsessions, on sait qu’on trouvera toujours au moins 3 péons pour discuter de l’aspect spécifique d’une fan-fic d’un bouquin de SF obscur.
Entre les gamers, les rôlistes, les crafteurs, bref, dans la mer de gros geeks : y’aura toujours des motivés pour créer des espaces où on peut tous se retrouver pour se fighter sur ce qui est “canon” ou “head-canon”, et faire des inside-jokes IRL sur des MEMES.

meme

Si je vous dis que, déjà gamine, j’étais plus excitée à l’idée d’aller au Salon du Livre de Montreuil (à Paris), que Disneyland… ça vous donne une idée du personnage.
En grandissant même si je suis restée bloquée à 1m60, j’ai continué à adorer ce genre d’événements, et j’y ai pas mal roulé ma bosse.
Bref, j’ai amassé pas mal d’XP, et si ça peut aider

Pourquoi aller en convention ?
TL;DR : parce que c’est trop bien

  • Pour le plaisir des yeux… C’est l’occasion de voir des gens cosplayer, avec des costumes incroyables : des trucs hyper bien réalisés et détaillés ou super simples. Des maquillages de dingues, des tenues complètement WTF et des situations juste ubuesques (avez vous déjà vu un mage Elfe de Sang avec des lunettes qui envoie un sms depuis son smartphone ? Pikachu aller aux toilettes ? Un robot en armure complète jouer à Just Dance? Moi, oui.)

KHANEt même sans le Cosplay, vous allez vous en prendre plein la tronche. Des artistes avec des prints de bâtards, regarder un mec dessiner et animer en live sur une Cintiq, aller à la rencontre des tarés qui montent eux-mêmes des reproductions de droids ou des pièces originales de films cultes, des artisans qui font des trucs dans toutes les matières …

  • Si pas par passion, par curiosité. Vous pourrez généralement rencontrer des gens qui sont enthousiasmés par les mêmes choses que vous et partager sur vos sujets favoris.
    Si y’a rien que j’aime plus que de débattre sur Joss Whedon pendant 1h avec un mec que j’ai croisé par hasard et qui portait un badge “Browncoats”, c’est bien de découvrir une culture niche que je ne connaissais pas. Du cosplay érotique, au quidditch pour moldus, j’ai découvert comme ça des univers géniaux en allant à des panels, des démonstrations ou juste au détour d’une conversation. Sélectionner des conférences/rencontres/dédicaces pour explorer à fond un aspect d’un jeu, d’un bouquin ou d’un film dont vous êtes méga fan, c’est juste grisant. Et vous êtes aussi à peu près sûr à 99,99% de vous frotter à une nouveauté en flânant en convention.
  • Pour LOOTER (consumérisme, mon Amour). Y’a TELLEMENT de trucs à acheter. Honnêtement, c’est un gouffre à pognon.

loot–> Des trucs que vous ne pouvez d’habitude trouver que en ligne, et encore, en payant des frais de port équivalents à un demi-rein. Du T-shirt de gros nerd avec des références incompréhensibles, à la bouffe internationale, des scripts de vos séries préférées, bref… Y’en a pour tous les goûts. Et même si c’est parfois plus cher que sur l’interweb, vous pouvez au moins avoir une idée de ce à quoi ça ressemble dans la vraie vie réelle véritable.

Et le mieux, c’est que ça vaut pour tous les types de conventions… Que vous fassiez une énorme Comic-con ou un petit festival niche.

D’après moi, il y a deux mauvaises raisons pour ne pas aller en convention, au moins.

Avoir l’impression de ne pas être “assez” geek. Et ça c’est débile, no offense. Déjà parce que quelle que soit votre centre d’intérêt, le degré de votre fanitude ou de votre investissement : si vous êtes un tant soit peu curieux et intéressé, vous allez apprécier une convention.
Et surtout qui sait quelle nouvelle passion vous allez vous découvrir au détour d’un stand ?
Si votre première fois, et que c’est l’ampleur du machin qui vous ralenti : essayez de privilégier une plus petite convention à taille humaine? Ou bien décidez vous pour une grosse convention classique, mais en vous délimitant à l’avance les zones qui vous plaisent le plus.

Si vous avez l’impression d’être TROP geek pour aller en convention (un peu comme ça m’est arrivé pas mal de fois, j’avoue), restez ouvert!
J’ai souvent répété que j’étais un peu lassée des grosses conventions ou salons que j’avais fait plusieurs fois (coucou la Japan) MAIS… En restant fermée j’ai raté deux trois bonnes opportunités de rencontrer des artistes que j’adore. Une grosse convention peut avoir certains avantages (moins chère, facile de choper des invit’, simple d’accès…)
Et en parlant d’expérience : ça vaut vraiment la peine de garder un oeil sur les nouvelles conventions qui se montent. Déjà parce que les équipes derrière sont comme nous. Des passionnés, mais aussi parce qu’avec internet il n’a jamais été aussi simple de financer et organiser des nouveaux projets…
Redécouvrir les conventions ça peut aussi passer par le bénévolat et si vous êtes déçus de comment les choses se passent dans les events que vous fréquentiez : passez du côté ORGA de la force!

Et puisqu’on parle d’internet, si c’est possible financièrement, ne laissez pas les frontières vous arrêtez. Pourquoi pas en profiter pour voyager ? Les styles et les “coutumes” des Cons changent d’un pays à l’autre, et c’est l’occas’ de monter des co-voiturages improbables et d’augmenter la dimension “découverte” de l’aventure.

Je trouvais que ça résumait bien pour conclure…

Prochain article : je vous parle de comment vous équiper pour survivre en Con!

[COMICS] Petit lexique 101

shelfporn

Vous l’aurez compris (ou vous le savez déjà parce qu’on est copain :V ), mon amoureux et moi même sommes plutôt friands de lecture, particulièrement si c’est raconté avec des petits dessins!
C’est même censé être un des sujets de ce blog, vous parler en long, en large et en travers de ce que j’ai dévoré comme publications. Par contre, en y réfléchissant un peu, c’est pas toujours évident de s’y retrouver… Romans graphiques, bande-dessinées, comics, web-comics.. c’tun peu le bordel, d’autant plus que les francophones et les anglophones utilisent parfois les mêmes mots pour parler trucs différents…

Je me suis dit que ça serait donc pas mal de faire un petit topo avant de se lancer dans les joyeusetés!

I. Comics ou BD ?

En français francophone de France, et de Belgique accessoirement (pour le reste je ne me prononce pas) , si on vous dit “comics” généralement vous pensez à ça :

blog-marvelDC

Évidemment, l’équation comics = super-héros, c’est carrément réducteur… C’est un petit peu comme quand on dit “BD” et que les gens ne voient que ça :

blog-comics
source

On va dire que c’est juste l’image hyper populaire qu’ont la majorité des gens, ou du moins ce qu’on trouve quand on tape “bd” ou “comics” dans Google Image.

Moi, par abus de langage, c’est vrai que j’avais pris l’habitude de dire “comics” pour dire “une histoire avec des capes et des onomatopée de bâtards. Ou potentiellement juste pour dire “une BD anglophone”… Oui j’ai honte, vous avez le droit de me lancer des petits cailloux

Mais c’est un peu une connerie, parce qu’évidemment toutes les publications anglophones ne font pas dans le super-héros, et quid des publications francophones qui le font ?

DONC. Quand vous lirez “Comics” dans le titre d’un article ici (ce qui va arriver assez souvent je ne vous le cache pas…), qu’est-ce que vous risquez d’y trouver… ?

Commençons par les clichés du coup ; grosso merdo les deux gros géants et usines à Super-Héros que tous le monde connaît : DC et MARVEL.
Pas mal de leurs personnages font quand même partie intégrante de notre paysage depuis un bon moment.
À priori, même ma mamie adorée, dont je ne vous cache pas que les préoccupations ne sont pas hyper concentrées qui poutre qui entre DC ou Marvel, sait qui sont Superman, Spiderman ou Batman.
Bon elle les confondra peut être entre eux hein, je dis pas. Mais GLOBALEMENT les univers Marvel/DC ont largement été popularisés, que ce soit parce qu’ils étaient les sujets de nos dessins animés préférés du mercredi matin (nanananana) ou parce qu’on apprécie les récents blockbusters Hollywoodiens (Joss, mon Amour).
BREF, ce sont des multivers étendus, riches, vieux, complexes et c’est BEAUCOUP TROP BIEN.

Par contre c’est souvent très intimidant du coup… On a du mal à savoir par où commencer, il faut dire que la multitude de publications, le bordel des traductions et les différentes séries dédiées au MÊME héro, ça PEUT légitiment refroidir. Je vous ferai un post à l’occasion avec mes conseils sur comment vous lancer dans ce joyeux bordel, mais ce n’est pas le sujet ici!

Quand tu commences à suivre une série de Marvel…


Moi les comics de super héros je m’y suis mise super tard. Déjà parce que ça coûte un pont et parce que, comme je vous disais, ça demande une certaine volonté pour s’y coller.
Je me suis prise d’affection pour un nombre raisonnable de leurs héros, mais surtout pour
certain-e-s de leurs auteur-e-s spécifiques!
Dans les grosses maisons d’éditions un peu moins connues, mais quand même assez balèzes, je suis une cliente de : Dark Horse (Buffy, Hellboy, une partie de Star Wars), Image Comics (Walking Dead) et Vertigo (Fables, V for Vendetta, et qui est une sous-branche de DC… je vous ai dit que c’était un fameux bordel? ).
Tout ce beau petit monde édite donc du “comics” comme on imagine que c’est, y’a du costume, ça castagne, ça a des backstories qui remontent jusqu’au crétacé, et ça répond à peu près aux mêmes codes esthétiques/scénaristiques classiques qu’on connaît (dans l’immense majorité).comicsblog

Mais de toutes façons il y a une constante dans mes goûts, que ce soit pour les productions anglo-saxonnes ou européennes*, moi dans une librairie, vous me trouverez plutôt au rayon “‘Indie“. “Indie” pour “indépendant”.
Comme son nom l’indique, on est un peu plus loin des gros magnats de l’édition, du coup il y a plus de liberté dans les choix d’écriture et graphiques… Généralement le pognon généré est moindre, du coup les enjeux aussi et ça permet à des éditeurs de prendre des risques (un peu)… Du coup on y trouve une vraie variété!
Les ouvrages de ma petite sélection Indie personnelle  répondent parfois à TOUS les critères des clichés qu’on rattache aux “comics” : costumes, super-pouvoirs, et grosses onomatopées… et puis parfois c’est de l’auto-fiction, une satire d’un genre spécifique, ou des scénarios complètement barrés (ou même tout ça à la fois).
Et même si généralement ce sont des petites ou moyennes maisons d’éditions qui s’occupent de publier tout ça, souvent mes petits chouchous sont…

autopubEt ça c’est vraiment cool! Parce que mes sous vont directement dans les poches de l’artiste qui s’est cassé la nenette à me raconter une histoire! Avec des systèmes de financements participatifs comme Kickstarter, cela devient de plus en plus fréquent et c’est assez grisant de pouvoir soutenir directement les auteur-e-s qu’on apprécient.

II Les “Romans Graphiques” (ou “graphic novels”), cette grosse arnaque

La partie un peu reloue et qui sera courte.. parce que c’est pas bien clair le pourquoi du comment de ce qui fait d’une publication un roman graphique. Personne ne s’accorde vraiment sur le sujet, et vous trouverez en ligne un peu tout et son contraire.

graphicnovel

Beaucoup de gens vous diront qu’un “graphic novel” est plus poussé et développé que les univers des comics de super-héros… Mais franchement, faut vraiment jamais avoir ouvert un wiki Marvel pour pouvoir les accuser de manquer de profondeur.

C’est vraiment une histoire de marketing en fait, quand on présente une publication sous l’étiquette “graphic novel”, c’est souvent pour essayer d’éviter (à tort ou à raison) de se voir coller certains clichés liés à la bande-dessinée… Mais globalement, un “roman graphique”, c’est souvent un “one-shot” (pas de tomes séparés), et c’est MASSIF. Ah et ça peut être publié par une grosse maison d’édition ou être Indie.. ça ça dépendra du style de l’auteur et de sa popularité!

Du coup voilà, pour mes reviews, je vous préciserai probablement si c’est de l’Indie ou pas, surtout quand il s’agit d’un bouquin auto-publié ! Et je pense que je rajouterai “BD” pour les trucs francophones!

Va y avoir matière à discussion je pense…

*Je parle surtout des publications occidentales parce que pour les mangas je suis un peu moins subversive dans mes goûts. Déjà parce que suis une grosse néophyte du genre à part pour quelques classiques et exceptions, et aussi parce que je suis une flemmasse et que je me suis pas penchée sur le sujet en profondeur!