[Carnets Bopo] Je mange donc je suis (grosse)

J’essaye un truc tout simple. Un nouvel exercice.

Je mange quand j’ai faim. Je m’arrête de manger quand je n’ai plus faim.

Comment on sait quand on n’a plus faim ? Comment on sait quand on est rempli?

Moi, je ne suis jamais remplie, j’ai toujours du vide à combler.

Je mange comme on serre contre soi un doudou. Pour me rassurer. Pour me sentir bien. Je mange pour me souvenir, pour aimer. Je mange pour le goût, les couleurs, les odeurs.

Je mange pour faire quelque chose, pour combattre la peur et le rien qui risquent de m’engloutir, moi et mes bourrelets.

Continue reading

[Recettes de flemmasse] Les Smoothies.

Allez, pour entamer cette série de cuisine-pour-les-flemmasses un de mes derniers classiques :

smoothie

LE SMOOTHIE (insère ici jingle & paillettes)

Ça fait une petite année que régulièrement, mon premier repas de la journée consiste d’un smoothie.

Avertissement :
Je ne suis pas nutritionniste,
ce post est basé sur mon expérience,
et ma façon de faire.
Ce n’est en AUCUN CAS un “plan”
à suivre pour quelconque régime
médical ou visant à faire perdre du poids.

Pourquoi j’ai commencé ?

  • Parce que j’ai grave du mal à manger quelque chose directement après m’être levée, mais qu’il faut bien que j’ai du carburant pour démarrer la journée. Sous forme liquide, ça passe nickel!
  • Parce que c’était une bonne façon avoir un genre de repas plutôt équilibré quotidiennement (ou presque), ou du moins de manger une partie ma ration de fruits/légumes.
  • Parce que c’est hyper PRATIQUE. À Londres, je pouvais siroter mon smoothie dans le métro en lisant mes comics et BAM.
  • Parce que j’aime bien les fruits mais que j’ai dû mal à en consommer et à les conserver.

Du coup, si vous vous retrouvez aussi dans un ou plusieurs de ces points, ça peut être une bonne option pour vous! Sinon c’est cool à faire en été, ça rafraîchit bien.

Sidenote : depuis plus d’un an maintenant, je ne mange pas 3 repas par jour ni ne suis le modèle “entrée/plat/dessert” (sauf exceptions).
J’essaye de manger quand j’ai faim, des rations plutôt petites. Je referai un post là dessus pour en parler, mais en gros ça m’aide à mieux gérer ma relation à la nourriture et à me sentir bien dans mon corps de hobbit (ouais je suis presque à 7 repas je pense #LifeGoals !)
Si vous êtes calés sur un mode de 3 repas par jour, considérer le smoothie comme un seul et même repas c’est à éviter parce que ça ne sera pas assez et vous allez arriver avec une énorme dalle pour le repas de midi! Donc c’est bien pour compléter ou comme en-cas quoi.

Et donc, les Smoothies, un bilan ?

  • Une fois que t’as trouvé un schéma d’équilibre qui te convient, c’est carrément rigolo à composer je trouve.
  • c’est VRAIMENT un truc de grosse flemmasse : tu tapes tes trucs dans le mixer, t’appuie, c’est prêt, tu slurpes. L’astuce de flemmard optimal : mettre les légumes/fruits, graines, la veille, et le matin tu rajoutes juste les liquides et basta!
  • C’est hyper cool niveau digestion (*glamouuur*), en tous cas pour moi, et ça m’a fait varier mon apport de fruits/légumes

Au début je me suis beaucoup basée sur ce diagramme pour m’inspirer :

Faut pas se fier au titre, c’est pas parfait, mais c’est bien pour se donner des idées!

Mes ingrédients chouchou-que-j’aime-moult : 

– Le yaourt. Parce que c’est un mot rigolo et une bonne source de protéines.
Eau de coco, c’est ce que je préfère comme base liquide, je trouve que ça va avec tout.
– Les myrtilles, pour le côté super sucré et la jolie couleur.
– Les graines de Chai, parce que ça crunche et que c’est pleins de fibres.
– La cannelle. Parce que la cannelle.

Trucs que je fais jamais/rarement : 

– Me faire chier à mettre des suppléments protéinés ou des machins “gluten free”
– Acheter des fruits déjà congelés (je le congèle moi si j’ai le courage, sinon c’est frais)
– Mettre mon smoothie dans une “mason jar” ou le boire à la paille (je veux bien faire un effort pour augmenter mon côté “instagramable”, mais faut pas déconner)

J’ai aussi investi dans un Blender individuel, pour encore plus de FLEMME ! En gros je bois carrément dans le récipient que j’utilise pour mixer mes ingrédients!

Every time I get told to eat more fruit.

Est-ce que c’est VRAIMENT bon pour la santé ?

Les détracteurs disent entre autres qu’on peut perdre des l’intérêt et valeurs nutritives de certains ingrédients une fois mixé, c’est probablement vrai, mais c’est toujours mieux que de ne PAS manger assez de fruits et légumes. Ce qui était carrément mon cas.
Moins accessoirement : c’est carrément dangereux de remplacer entièrement des repas par un smoothies quand on veut perdre du poids (et ça je n’en doute pas une seconde!).
C’est une perspective qu’il faut garder en tête.
Perso j’essaye de faire gaffe :  je mets pas juste la blinde de légumes et fruits en me disant “VOILÀ C’EST BON C’EST SAIN”, j’équilibre un peu le machin et je me renseigne sur les propriété de certains aliments. Par exemple la cannelle a pleiiins de mini-super-pouvoirs cools en plus d’être délicieuse : ça des effets régulateurs sur le taux de glycémie, c’est anti-inflammatoire, et favorise le transit. Encore une fois, dans une moindre mesure, ce n’est pas magique et on ne va pas soigner le diabète à coups de cuillères de cannelle dans la tronche.

smoothieblog

Recette facile pour commencer :

  • 1 cup de liquide (eau de coco, lait d’amande, thé froid, etc)
  • 1 cup de yaourt : ça rend le machin crémeux et ça rajoute des protéines !
  • 1 ou 2 cup de fruits : moi j’aime bien les myrtilles, les pommes ou les pêches.
  • 1 cup de légumes verts : le plan pas cher c’est clairement les épinards frais. Sinon le chou chinois c’est pas mal, ou la laitue/salade romaine/iceberg.
  • 1 bonne cuillère à soupe de graines de chaï.
  • Une petite cuillère à café de cannelle, si t’aimes le goût.

Les bons combo goûts que j’ai trouvé jusqu’ici : Pommes + 1 cuillère de beurre d’amande / Bananes + beurre de cacahuètes / pêches + eau de coco / lait d’amande vanille + pousses épinards/ menthe + concombre + yaourt (c’est plutôt salé par contre, mais quand il fait chaud c’est le pied!).

Donc si comme moi vous êtes du genre “plus c’est frit mieux c’est”, le smoothie c’est une bonne alternative pour équilibrer un peu votre alimentation, qui s’adapte à plein de modes d’alimentations : végé, vegan, intolérance alimentaire et tout ça.
Et SURTOUT : ça prend vraiment pas longtemps et y’a moyen de découvrir pleins de fruits et légumes que vous pensez ne pas aimer! (Je me suis découvert une passion pour l’épinard frais perso)
Et si vous vous sentez trop sain après, il sera toujours temps de vous enfourner un énorme truc gras !

 

Mon guide du survivor pour réussir sa convention… (Fin) S’organiser

Allez, je clos et boucle enfin cette petite série, dans la douleur et la procrastination.

Pour ceux qui voudraient récapituler : Part I, Part II.

Chapitre II, Convention : savoir s’organiser

Le Prix
(ou le douloureux concept de payer pour aller dépenser vos sous…)

Si seulement…

Bon, pourquoi ce n’est pas gratuit, ça on ne va pas se mentir : monter un salon/convention/festival, ça coûte du blé. Assurance, frais de déplacement pour les invités, le lieu pour parquer tout le beau monde.. Bref, l’orga doit raquer. Et vous, vous devrez à priori payer votre entrée. Mais sachez qu’il y a quelques techniques ancestrales pour limiter la casse : 

  • Précommandez vos entrées en LIGNE. Ce sera sûrement moins cher, et il y a souvent moyen de bénéficier d’entrées prioritaires et vous serez sûrs de ne pas arriver devant la convention pour lire “SOLD OUT”.
  • Pour les grosses conventions : grattez des invitations si possible. C’est généralement assez facile, surtout en France ou en Belgique. Parlez de votre blog, demandez à vos connaissances journalistes/presse ou entrepreneurs. Les événements de taille conséquente ont un bon stock d’invit’, personnellement j’ai toujours réussi à me faire inviter à la Japan Expo ou à la Made In Asia par exemple. Lurker sur les réseaux sociaux est aussi une méthode efficace, puisqu’il y a souvent aussi des invitatons pokéballer via Twitter, FB ou Instagram!
  • Pour les petites conventions : demandez s’ils ont besoin de bénévoles! C’est souvent le cas, et si vous vous organisez bien vous aurez à la fois le temps d’aider des gens passionnés à monter un événement super, ET d’en profiter vous même.

Votre équipe
(aka les gens qui viendront avec vous ou pas…)

Les amis… ce concept formidable…. sur le papier.

Là, je suis partagée.
J’aime bien être seule en convention, parce que j’AIME prendre tout mon temps et ne pas me sentir oppressée par le timing de quelqu’un d’autre. Cela dit, c’est aussi super cool d’être en conférence avec un acolyte. C’qui est bien avec les opinions tranchées c’est que ça relance le débat…

Je crois que le plus important à retenir c’est bien que si personne ne veut ou ne peut vous accompagner, ne vous privez pas pour autant. Vous allez rencontrer des gens et vous vous sentirez peut-être aussi plus libre de parler à des artistes ou de poser des questions en panels si vous êtes seuls..
Par contre, si vous y allez en groupe quelques règles :

  • Pas plus de 3 ou 4. Sinon la coordination devient cauchemardesque.
  • Arrangez-vous pour vous mettre au clair à l’avance sur ce que vous attendez de la convention. Est-ce que vous y allez pour faire du shopping? Pour les conf’ ? Pour rencontrer des artistes ? Bref, le plus vous en savez, le moins vous risquez d’être déçu.
  • Et si vous n’en attendez pas la même chose, n’hésitez pas à vous séparer!! Rien de pire que de se dépêcher de parler à un artiste parce qu’on a un pote qui tape du pied en attendant d’aller voir les cosplays, ou d’arriver à la bourre au concours de cosplay parce que ton pote à parler des plombes à un artiste!
  • Mettez la main sur plusieurs plans de la convention dès le début et mettez-vous d’accord sur des points de RDV et des heures précises. Vous allez sûrement vous séparer, volontairement ou non, et je vous garantis que la plupart des lieux de Con n’ont pas ou peu de réseaux! Si vous savez qui sera où à quelle heure, ça aide aussi : par exemple si Machine va au panel Dr Who à 14h, et que vous l’avez paumé dans la foule devant la réplique de Dolorean, vous pourrez aller la récupérer à la sortie du panel.
  • Et ne pas oublier : l’idée c’est quand même d’en profiter, faire des concessions en groupe : ok, se pourrir son expérience… Bof! Si vous sentez que vous n’êtes pas un as de la communication, que vous avez du mal à faire passer vos envie avant celles des autres : il vaut peut être mieux être en solo.

Chapitre III : mes conseils en vrac…

  • Autant que possible : soyez REPOSÉ… C’est pas le moment de faire une LAN jusqu’à l’aube la veille au soir ou de subitement décider de faire un Cosplay. Oui je parle d’expérience…
  • Si vous êtes du genre à aimer les prints : fabriquez-vous un tube de transport ou investissez. C’est le meilleur moyen de ne pas froisser et abîmer vos achats. En plus on a l’impression d’avoir un katana dans le dos, bref, que du positif.

Un machin comme ça.

  • Si vous êtes parents, ne vous laissez pas impressionner! La plupart des events, surtout les plus gros, tentent d’être “enfants-friendly” en proposant des espaces calmes et des endroits pour changer les bébés. Mais ça n’est pas garanti! Essayez de bien choisir votre jour en fonction de l’affluence (généralement à l’ouverture le vendredi, c’est le mieux), vous pourrez avoir un peu moins de monde et profiter d’un calme relatif. Évitez aussi vraiment la poussette et facilitez-vous la vie avec une écharpe de portage, un porte-bébé.
  • Arrêtez-vous chez les fanzineux et les web-artistes. C’est LE lieu de la convention où vous allez tomber sur des comics/BD autopubliées (souvent aux prix “convention” moins chers!). Ils ont souvent plein de “merch” à vendre super cool et si vous aimez ce qu’ils font c’est un bon moyen de les soutenir directement. Vous allez aussi sûrement y rencontrer des gens qui font des portraits et des dédicaces, vendent leurs illustrations, bref, c’est une MINE et ça vaut souvent la peine d’y passer un long et bon moment!
  • Dans la partie “stands”, FAITES LE TOUR avant d’acheter! Vous allez vite apprendre à repérer ceux qui vendent la même chose et à ne plus vous arrêter à tous. Sur une convention, vous aurez au moins trois ou quatre stands très répétitifs.

    Une représentation cruellement réaliste des dépenses en convention…

  • Gardez l’œil pour les petites boutiques et auto-entrepreneurs qui ont leurs emplacements, partez à leur rencontre, papotez, pour certains c’est un moment privilégié de contacts directs avec leur clientèle, car ils n’ont que l’option de vendre leurs produits en ligne le reste du temps…
  • Récupérez les cartes des artistes ou des gens que vous rencontrez, notez les réseaux sociaux ou les hashtags. Bref, vous allez pouvoir continuer à échanger en ligne avec tout ce petit monde, leur montrer les photos de vos achats, partager vos découvertes et ça aide à ne pas tomber dans la déprime “post-convention” et à continuer à en profiter même quand c’est fini!

Et puis si vous voulez vous lancer, voilà mes chouchous comme suggestions pour vous lancer dans l’aventure des conventions… Ça n’est en rien exhaustif et j’omets consciencieusement certains “gros noms” parce que je n’en garde pas de bons souvenirs (et toc)

En France :

  • Les Geek Faëries ont une équipe d’orga incroyable et une volonté d’être hyper représentatifs des cultures web et geek. Un gros coup de coeur pour moi, ça reste un de mes meilleurs souvenirs de convention!
  • People Convention fait un boulot plutôt pas mal sur Paris, avec des conventions axées rencontre d’acteurs. C’est donc uniquement axé autour de séries ou film, et selon les fandoms c’est plus ou moins réussi mais plutôt une valeur sûre!
  • Harajuku est un petit festival dédié aux cultures manga/Cosplay/Fanzine. C’est GRATUIT et c’est super cool, j’y aime tout particulièrement la faune fanzinesque :3
  • WE DO BD (anciennement Festiblog) : je n’y ai pas été depuis qu’il a été renommé, mais si on aime la BD numérique francophone, c’est vraiment une valeur sûre. Là aussi c’est gratuit, et de ce que j’ai compris il y a de plus en plus de démo et de tables rondes!

En Belgique :

  • Le salon Made In Asia est un peu la Japan Expo à ces débuts, mais avec un public Belge (donc plus sympa :v). C’est encore assez jeune (2009 si je ne m’abuse) et pour l’instant c’est encore potable. J’aime beaucoup les invités en BD, leur partie retro gaming est pas trop mal et les revendeurs ont été plutôt très bien sélectionnés sur les 3 première éditions que j’ai faites!
  • Les Anthinoises se font un an sur deux. Le cadre est magique, Anthines, se prête au jeu pour un long week-end, le camping du festival est sur place…. C’est très axé cultures de l’imaginaires, fantasy médiévale et LARP ! J’aime beaucoup y recroiser des artisans dont j’admire le taffe (créations textiles et cuirs). La programmation musicale est souvent une grosse réussite si on aime le genre musicale (pagan folk, rock celtique et autres joyeusetés !). Selon ce que vous voulez y faire (voir des groupes ou non) l’entrée est payante ou pas!
  • FACTS se veut l’équivalent de la Comic Con, en Belgique. C’est une grosse orga, et définitivement pas à classer dans les conventions “à taille humaine”. Rencontre d’acteurs, ateliers, stands de revente : c’est vaste, varié, et fatalement très inégal selon les éditions ou même les jours choisis. Mais comme c’est ce qui se rapproche le plus d’un expérience de convention à l’américaine ou anglaise, je dirai que c’est à faire!

Voilà, si vous êtes un peu passionnés, si vous êtes du genre curieux, et si vous arrivez à gérer la foule, je vous encourage vraiment à tenter l’expérience. Pour moi c’est à chaque fois enrichissant (sauf pour mon compte en banque) et un super moment.
J’espère que ces quelques tuyaux vous auront un peu éclairés, et que vous soyez néophytes ou habitués n’hésitez pas à me donner vos bons plans convention…

Enjoy….

Life update

Voilà, ça va faire une bonne semaine qu’on a déménagé. Ça a été un gros roller coaster émotionnel et physique, et je ne suis pas encore tout à fait remise de tout ça!

J’ai fait une petite série de statuts comiques sur la page FB, c’était pratique et ça prenait juste assez de temps pour pouvoir caler ça entre l’encartonage de l’appartement, le vétérinaire pour la Tribu Velue, et se prendre le chou avec l’Amoureux (le déménagement, cette épreuve bien reloue pour le couple!). Je vais essayer de faire ça plus souvent! Et accessoirement de partager plus de trucs via la page. J’aime bien l’aspect de la gratification immédiate de vos réactions :3 et quand le demon de la flemme est plus fort, c’est un bon compromis.

Du coup un peu plus d’un an après avoir fait Bruxelles-Londres,  j’ai fait Londres-Édimbourg. J’ai un peu la même sensation que quand je suis arrivée à Bruxelles en 2009, une certitude d’avoir fait le bon choix, d’être vraiment BIEN.
Ma seul crainte c’est un peu la solitude, mais je sais d’expérience qu’un réseau d’amitiés ça se tisse avec le temps.

Mais honnêtement qui a vraiment besoin d'amis quand on a un parc comme ça à 500m de chez soi, je vous le demande...

Mais honnêtement qui a vraiment besoin d’amis quand on a un parc comme ça à 500m de chez soi, je vous le demande…

Donc on s’installe doucement, on s’est lancé dans une mission peinture, les velus prennent leurs marques.

Quelques projets de vacances qui pourraient se profiler…Rando, rivière, camping. Ce genre de choses.  J’ai très envie de nager, donc je compile des spots de “wild swimming” pour l’instant (heureusement que je ne suis pas frileuse :v !)

J’ai aussi une liste comme un jour sans chocolat, d’idées pour le blog. J’aime toujours autant écrire, mais je réalise qu’en abandonnant mes blogs dans les année 2010 beh…. J’ai pris l’habitude d’assouvir mon besoin d’écriture via les réseaux sociaux.
Et maintenant que le pli est pris, c’est dur de voir clair dans ce que j’ai envie de partager où.

Accessoirement, je suis aussi freelance depuis peu et bordel… Pas simple de trouver un équilibre entre les deadlines, démarcher des clients et ma proportion à la glande frénétique et à la procrastination crasse. M’enfin je m’en tire pas mal pour l’instant.

J’oscille un peu entre les vagues de mes phases de dépressions. Entre détermination et découragement, en flemme et inspiration.

Moitié vide et moitié plein…

J’ai bon espoir d’arriver à équilibrer le navire, et du coup comme l’envie d’écrire m’a prise, je ne l’ai pas laissé filer. Hoplà.

Ça fait un petit billet bloguesque sans prétention… Pour me remettre dans le bain!
Hopefully, une fois que j’aurai rebranché la Cintiq, je pourrais illustrer ce genre de petit carnets d’humeur….

[Carnet] “Bientôt six piges que j’ai plus vingt ans”

J’ai rarement abordé la période de mon anniversaire avec autant d’inintérêt je dois dire.

Mon animal totem du moment

D’ailleurs, on est à deux jours de la date, et j’ai toujours l’impression que mon cerveau est resté bloqué en mode “mon anniv’ arrive la semaine prochaine ou un truc comme ça“.

Mais  non. Dans deux jours j’ai 26 ans.

Pourtant je suis plutôt bon public généralement, pour ça. Mais je sais pas, j’ai l’impression que cette année, on m’a anesthésié la partie de moi qui ressentait l’excitation annuelle de l’anniversaire. J’ai eu un peu du mal à mettre le doigt sur la raison de tout ça. Puis j’ai pondu cet article.

Je crois que c’est parce que j’ai l’impression d’arriver à un cap où c’est plus difficile de croire à mes propres mensonges. Je crois que je suis enfin rattrapée par mon syndrome de l’imposteur.

J’en parlais à un bon pote, hier, de ma peur persistante de ne pas être à la hauteur des gens que j’aime, de décevoir le monde.
Et Q. (le pote en question), m’a répondu en substance un truc assez juste, il m’a dit que ce que je devrais essayer, c’est surtout de ne pas me décevoir moi. En fait. Que si je ne me décevais pas moi, j’aurais moins peur de décevoir les autres. Je paraphrase

Pardon…

Je ne pense pas que ça soit la première fois qu’on me l’ai dit hein genre même je le sais carrément en fait, puisque je le répète moi-même à qui veut bien me laisser leur faire la morale en fait * haha ironie NTM* . Mais là comme ça, de le lire sur un message WhatsApp, ça m’a fait comme un bon gros coup de massue, parce que la réponse à cette phrase (et à pourquoi je n’arrive pas à l’appliquer) m’est apparue limpide.

J’en ai pas grand chose à foutre de me décevoir moi… Parce que je ne m’aime pas assez pour estimer mon opinion de moi même.

Je connais la théorie pourtant. Je sais qu’il faut s’aimer soi même avant qu’on puisse vraiment être aimé blabla… Tout ça. Mais je dois dire qu’en 26 ans, je n’ai pas vraiment accumulé beaucoup d’amour ou de respect pour moi.

Pour une donneuse de leçons féministes, c’est assez ironique vous me direz (et vous aurez bien raison).

Je ne me souviens plus de ce que ça fait de vivre sans avoir un vague écho de trouille qu’un jour on démasque “qui je suis vraiment”. Puis ouais, quand on s’aime pas trop, beh on se réfugie dans l’amour des autres, mais toujours avec cette sensation de, quand même, les avoir piégé … un peu arnaqué…

L’impression qu’un jour, fatalement, on viendra m’arrêter. Qu’on toquera à ma porte, qu’on me traînera par la peau des fesses sur la place publique, avec un gros panneau “ELLE FAIT SEMBLANT, EN FAIT ELLE NE GÈRE RIEN DU TOUT”. Qu’on m’intentera un procès, avec des gros titres du genre

ELLE PIÈGE SES AMIS ET SA FAMILLE, ELLE N’ÉTAIT PAS QUI ELLE PRÉTENDAIT ÊTRETÉMOIGNAGES :

On avait l’impression qu’elle était bien dans sa peau, mais elle mentait!” – Une copine
Nous on a toujours su qu’il y avait un problème avec elle.” – Son père
Elle m’a fait tomber amoureux d’elle alors qu’en fait elle était nulle” – Son amoureux

SHAME

Ahum… Bon j’en suis consciente hein, de ce syndrome de l’imposteur à la con, j’en parle ouvertement, j’en rigole, mais j’ai quand même toujours du mal à m’en dépêtrer. J’avoue que je m’étais dit que je pourrais vivre avec. Qu’il suffirait d’en rire avec les copains, d”apprendre à juste les croire quand ils me disent qu’ils m’aiment. Mais c’est dur de croire les autres quand on est incapable de ressentir ce dont ils parlent.

Jusqu’ici, enfin du moins ces 15 dernières années on va dire, j’ai un peu vécu le passage de l’anniversaire en me rassurant d’un petit “tu as encore le temps de devenir quelqu’un que tu aimeras”. Mais cette année, mon petit refrain réconfortant me fait l’effet d’une corde usée, qui ne fait pas aussi bien son boulot.

Peut être parce que j’ai perdu deux personnes dont j’étais si proche en 3 ans. Peut être parce que vivre le deuil d’une amie qui a pris sa propre vie, ça vous met la tronche directement face à ce que ça veut dire, de ne pas réussir à s’aimer. Je ne sais pas.

Mais à 26 ans, peut être qu’il est temps d’arrêter de reporter à demain. Peut-être qu’il faut que j’arrête de me faire croire que j’ai besoin de devenir quelqu’une d’autre pour enfin m’aimer. Peut être que c’est maintenant et que c’est pas le moi de demain que je dois apprendre à respecter.

Le 28 avril ça fera 6 piges que j’ai plus vingt ans*, et à peu près 15 ans à se mépriser c’est juste assez.
Je vais essayer d’apprendre doucement à m’apprécier. On va commencer par là. C’est plutôt un gros projet, mais je crois qu’il est temps que je m’y colle.
Même si j’ai un peu honte d’avoir mis autant de temps à arriver à cette conclusion. After all, c’est pas un chantier si honteux que ça, au final, travailler sur l’amour et l’acceptance de soi.

Puis j’ai quand même toujours la chance d’avoir des gens formidables pour m’aider à m’aimer.

Portrait Zoe

Si mes copains sont capables de me voir comme ça, ptêtre que je le serai aussi un jour

 

*Merveilleuse punchline empruntée à ce non moins merveilleux texte