Mon guide du survivor pour réussir sa convention… (Fin) S’organiser

Allez, je clos et boucle enfin cette petite série, dans la douleur et la procrastination.

Pour ceux qui voudraient récapituler : Part I, Part II.

Chapitre II, Convention : savoir s’organiser

Le Prix
(ou le douloureux concept de payer pour aller dépenser vos sous…)

Si seulement…

Bon, pourquoi ce n’est pas gratuit, ça on ne va pas se mentir : monter un salon/convention/festival, ça coûte du blé. Assurance, frais de déplacement pour les invités, le lieu pour parquer tout le beau monde.. Bref, l’orga doit raquer. Et vous, vous devrez à priori payer votre entrée. Mais sachez qu’il y a quelques techniques ancestrales pour limiter la casse : 

  • Précommandez vos entrées en LIGNE. Ce sera sûrement moins cher, et il y a souvent moyen de bénéficier d’entrées prioritaires et vous serez sûrs de ne pas arriver devant la convention pour lire “SOLD OUT”.
  • Pour les grosses conventions : grattez des invitations si possible. C’est généralement assez facile, surtout en France ou en Belgique. Parlez de votre blog, demandez à vos connaissances journalistes/presse ou entrepreneurs. Les événements de taille conséquente ont un bon stock d’invit’, personnellement j’ai toujours réussi à me faire inviter à la Japan Expo ou à la Made In Asia par exemple. Lurker sur les réseaux sociaux est aussi une méthode efficace, puisqu’il y a souvent aussi des invitatons pokéballer via Twitter, FB ou Instagram!
  • Pour les petites conventions : demandez s’ils ont besoin de bénévoles! C’est souvent le cas, et si vous vous organisez bien vous aurez à la fois le temps d’aider des gens passionnés à monter un événement super, ET d’en profiter vous même.

Votre équipe
(aka les gens qui viendront avec vous ou pas…)

Les amis… ce concept formidable…. sur le papier.

Là, je suis partagée.
J’aime bien être seule en convention, parce que j’AIME prendre tout mon temps et ne pas me sentir oppressée par le timing de quelqu’un d’autre. Cela dit, c’est aussi super cool d’être en conférence avec un acolyte. C’qui est bien avec les opinions tranchées c’est que ça relance le débat…

Je crois que le plus important à retenir c’est bien que si personne ne veut ou ne peut vous accompagner, ne vous privez pas pour autant. Vous allez rencontrer des gens et vous vous sentirez peut-être aussi plus libre de parler à des artistes ou de poser des questions en panels si vous êtes seuls..
Par contre, si vous y allez en groupe quelques règles :

  • Pas plus de 3 ou 4. Sinon la coordination devient cauchemardesque.
  • Arrangez-vous pour vous mettre au clair à l’avance sur ce que vous attendez de la convention. Est-ce que vous y allez pour faire du shopping? Pour les conf’ ? Pour rencontrer des artistes ? Bref, le plus vous en savez, le moins vous risquez d’être déçu.
  • Et si vous n’en attendez pas la même chose, n’hésitez pas à vous séparer!! Rien de pire que de se dépêcher de parler à un artiste parce qu’on a un pote qui tape du pied en attendant d’aller voir les cosplays, ou d’arriver à la bourre au concours de cosplay parce que ton pote à parler des plombes à un artiste!
  • Mettez la main sur plusieurs plans de la convention dès le début et mettez-vous d’accord sur des points de RDV et des heures précises. Vous allez sûrement vous séparer, volontairement ou non, et je vous garantis que la plupart des lieux de Con n’ont pas ou peu de réseaux! Si vous savez qui sera où à quelle heure, ça aide aussi : par exemple si Machine va au panel Dr Who à 14h, et que vous l’avez paumé dans la foule devant la réplique de Dolorean, vous pourrez aller la récupérer à la sortie du panel.
  • Et ne pas oublier : l’idée c’est quand même d’en profiter, faire des concessions en groupe : ok, se pourrir son expérience… Bof! Si vous sentez que vous n’êtes pas un as de la communication, que vous avez du mal à faire passer vos envie avant celles des autres : il vaut peut être mieux être en solo.

Chapitre III : mes conseils en vrac…

  • Autant que possible : soyez REPOSÉ… C’est pas le moment de faire une LAN jusqu’à l’aube la veille au soir ou de subitement décider de faire un Cosplay. Oui je parle d’expérience…
  • Si vous êtes du genre à aimer les prints : fabriquez-vous un tube de transport ou investissez. C’est le meilleur moyen de ne pas froisser et abîmer vos achats. En plus on a l’impression d’avoir un katana dans le dos, bref, que du positif.

Un machin comme ça.

  • Si vous êtes parents, ne vous laissez pas impressionner! La plupart des events, surtout les plus gros, tentent d’être “enfants-friendly” en proposant des espaces calmes et des endroits pour changer les bébés. Mais ça n’est pas garanti! Essayez de bien choisir votre jour en fonction de l’affluence (généralement à l’ouverture le vendredi, c’est le mieux), vous pourrez avoir un peu moins de monde et profiter d’un calme relatif. Évitez aussi vraiment la poussette et facilitez-vous la vie avec une écharpe de portage, un porte-bébé.
  • Arrêtez-vous chez les fanzineux et les web-artistes. C’est LE lieu de la convention où vous allez tomber sur des comics/BD autopubliées (souvent aux prix “convention” moins chers!). Ils ont souvent plein de “merch” à vendre super cool et si vous aimez ce qu’ils font c’est un bon moyen de les soutenir directement. Vous allez aussi sûrement y rencontrer des gens qui font des portraits et des dédicaces, vendent leurs illustrations, bref, c’est une MINE et ça vaut souvent la peine d’y passer un long et bon moment!
  • Dans la partie “stands”, FAITES LE TOUR avant d’acheter! Vous allez vite apprendre à repérer ceux qui vendent la même chose et à ne plus vous arrêter à tous. Sur une convention, vous aurez au moins trois ou quatre stands très répétitifs.

    Une représentation cruellement réaliste des dépenses en convention…

  • Gardez l’œil pour les petites boutiques et auto-entrepreneurs qui ont leurs emplacements, partez à leur rencontre, papotez, pour certains c’est un moment privilégié de contacts directs avec leur clientèle, car ils n’ont que l’option de vendre leurs produits en ligne le reste du temps…
  • Récupérez les cartes des artistes ou des gens que vous rencontrez, notez les réseaux sociaux ou les hashtags. Bref, vous allez pouvoir continuer à échanger en ligne avec tout ce petit monde, leur montrer les photos de vos achats, partager vos découvertes et ça aide à ne pas tomber dans la déprime “post-convention” et à continuer à en profiter même quand c’est fini!

Et puis si vous voulez vous lancer, voilà mes chouchous comme suggestions pour vous lancer dans l’aventure des conventions… Ça n’est en rien exhaustif et j’omets consciencieusement certains “gros noms” parce que je n’en garde pas de bons souvenirs (et toc)

En France :

  • Les Geek Faëries ont une équipe d’orga incroyable et une volonté d’être hyper représentatifs des cultures web et geek. Un gros coup de coeur pour moi, ça reste un de mes meilleurs souvenirs de convention!
  • People Convention fait un boulot plutôt pas mal sur Paris, avec des conventions axées rencontre d’acteurs. C’est donc uniquement axé autour de séries ou film, et selon les fandoms c’est plus ou moins réussi mais plutôt une valeur sûre!
  • Harajuku est un petit festival dédié aux cultures manga/Cosplay/Fanzine. C’est GRATUIT et c’est super cool, j’y aime tout particulièrement la faune fanzinesque :3
  • WE DO BD (anciennement Festiblog) : je n’y ai pas été depuis qu’il a été renommé, mais si on aime la BD numérique francophone, c’est vraiment une valeur sûre. Là aussi c’est gratuit, et de ce que j’ai compris il y a de plus en plus de démo et de tables rondes!

En Belgique :

  • Le salon Made In Asia est un peu la Japan Expo à ces débuts, mais avec un public Belge (donc plus sympa :v). C’est encore assez jeune (2009 si je ne m’abuse) et pour l’instant c’est encore potable. J’aime beaucoup les invités en BD, leur partie retro gaming est pas trop mal et les revendeurs ont été plutôt très bien sélectionnés sur les 3 première éditions que j’ai faites!
  • Les Anthinoises se font un an sur deux. Le cadre est magique, Anthines, se prête au jeu pour un long week-end, le camping du festival est sur place…. C’est très axé cultures de l’imaginaires, fantasy médiévale et LARP ! J’aime beaucoup y recroiser des artisans dont j’admire le taffe (créations textiles et cuirs). La programmation musicale est souvent une grosse réussite si on aime le genre musicale (pagan folk, rock celtique et autres joyeusetés !). Selon ce que vous voulez y faire (voir des groupes ou non) l’entrée est payante ou pas!
  • FACTS se veut l’équivalent de la Comic Con, en Belgique. C’est une grosse orga, et définitivement pas à classer dans les conventions “à taille humaine”. Rencontre d’acteurs, ateliers, stands de revente : c’est vaste, varié, et fatalement très inégal selon les éditions ou même les jours choisis. Mais comme c’est ce qui se rapproche le plus d’un expérience de convention à l’américaine ou anglaise, je dirai que c’est à faire!

Voilà, si vous êtes un peu passionnés, si vous êtes du genre curieux, et si vous arrivez à gérer la foule, je vous encourage vraiment à tenter l’expérience. Pour moi c’est à chaque fois enrichissant (sauf pour mon compte en banque) et un super moment.
J’espère que ces quelques tuyaux vous auront un peu éclairés, et que vous soyez néophytes ou habitués n’hésitez pas à me donner vos bons plans convention…

Enjoy….

Life update

Voilà, ça va faire une bonne semaine qu’on a déménagé. Ça a été un gros roller coaster émotionnel et physique, et je ne suis pas encore tout à fait remise de tout ça!

J’ai fait une petite série de statuts comiques sur la page FB, c’était pratique et ça prenait juste assez de temps pour pouvoir caler ça entre l’encartonage de l’appartement, le vétérinaire pour la Tribu Velue, et se prendre le chou avec l’Amoureux (le déménagement, cette épreuve bien reloue pour le couple!). Je vais essayer de faire ça plus souvent! Et accessoirement de partager plus de trucs via la page. J’aime bien l’aspect de la gratification immédiate de vos réactions :3 et quand le demon de la flemme est plus fort, c’est un bon compromis.

Du coup un peu plus d’un an après avoir fait Bruxelles-Londres,  j’ai fait Londres-Édimbourg. J’ai un peu la même sensation que quand je suis arrivée à Bruxelles en 2009, une certitude d’avoir fait le bon choix, d’être vraiment BIEN.
Ma seul crainte c’est un peu la solitude, mais je sais d’expérience qu’un réseau d’amitiés ça se tisse avec le temps.

Mais honnêtement qui a vraiment besoin d'amis quand on a un parc comme ça à 500m de chez soi, je vous le demande...

Mais honnêtement qui a vraiment besoin d’amis quand on a un parc comme ça à 500m de chez soi, je vous le demande…

Donc on s’installe doucement, on s’est lancé dans une mission peinture, les velus prennent leurs marques.

Quelques projets de vacances qui pourraient se profiler…Rando, rivière, camping. Ce genre de choses.  J’ai très envie de nager, donc je compile des spots de “wild swimming” pour l’instant (heureusement que je ne suis pas frileuse :v !)

J’ai aussi une liste comme un jour sans chocolat, d’idées pour le blog. J’aime toujours autant écrire, mais je réalise qu’en abandonnant mes blogs dans les année 2010 beh…. J’ai pris l’habitude d’assouvir mon besoin d’écriture via les réseaux sociaux.
Et maintenant que le pli est pris, c’est dur de voir clair dans ce que j’ai envie de partager où.

Accessoirement, je suis aussi freelance depuis peu et bordel… Pas simple de trouver un équilibre entre les deadlines, démarcher des clients et ma proportion à la glande frénétique et à la procrastination crasse. M’enfin je m’en tire pas mal pour l’instant.

J’oscille un peu entre les vagues de mes phases de dépressions. Entre détermination et découragement, en flemme et inspiration.

Moitié vide et moitié plein…

J’ai bon espoir d’arriver à équilibrer le navire, et du coup comme l’envie d’écrire m’a prise, je ne l’ai pas laissé filer. Hoplà.

Ça fait un petit billet bloguesque sans prétention… Pour me remettre dans le bain!
Hopefully, une fois que j’aurai rebranché la Cintiq, je pourrais illustrer ce genre de petit carnets d’humeur….

[Carnet] “Bientôt six piges que j’ai plus vingt ans”

J’ai rarement abordé la période de mon anniversaire avec autant d’inintérêt je dois dire.

Mon animal totem du moment

D’ailleurs, on est à deux jours de la date, et j’ai toujours l’impression que mon cerveau est resté bloqué en mode “mon anniv’ arrive la semaine prochaine ou un truc comme ça“.

Mais  non. Dans deux jours j’ai 26 ans.

Pourtant je suis plutôt bon public généralement, pour ça. Mais je sais pas, j’ai l’impression que cette année, on m’a anesthésié la partie de moi qui ressentait l’excitation annuelle de l’anniversaire. J’ai eu un peu du mal à mettre le doigt sur la raison de tout ça. Puis j’ai pondu cet article.

Je crois que c’est parce que j’ai l’impression d’arriver à un cap où c’est plus difficile de croire à mes propres mensonges. Je crois que je suis enfin rattrapée par mon syndrome de l’imposteur.

J’en parlais à un bon pote, hier, de ma peur persistante de ne pas être à la hauteur des gens que j’aime, de décevoir le monde.
Et Q. (le pote en question), m’a répondu en substance un truc assez juste, il m’a dit que ce que je devrais essayer, c’est surtout de ne pas me décevoir moi. En fait. Que si je ne me décevais pas moi, j’aurais moins peur de décevoir les autres. Je paraphrase

Pardon…

Je ne pense pas que ça soit la première fois qu’on me l’ai dit hein genre même je le sais carrément en fait, puisque je le répète moi-même à qui veut bien me laisser leur faire la morale en fait * haha ironie NTM* . Mais là comme ça, de le lire sur un message WhatsApp, ça m’a fait comme un bon gros coup de massue, parce que la réponse à cette phrase (et à pourquoi je n’arrive pas à l’appliquer) m’est apparue limpide.

J’en ai pas grand chose à foutre de me décevoir moi… Parce que je ne m’aime pas assez pour estimer mon opinion de moi même.

Je connais la théorie pourtant. Je sais qu’il faut s’aimer soi même avant qu’on puisse vraiment être aimé blabla… Tout ça. Mais je dois dire qu’en 26 ans, je n’ai pas vraiment accumulé beaucoup d’amour ou de respect pour moi.

Pour une donneuse de leçons féministes, c’est assez ironique vous me direz (et vous aurez bien raison).

Je ne me souviens plus de ce que ça fait de vivre sans avoir un vague écho de trouille qu’un jour on démasque “qui je suis vraiment”. Puis ouais, quand on s’aime pas trop, beh on se réfugie dans l’amour des autres, mais toujours avec cette sensation de, quand même, les avoir piégé … un peu arnaqué…

L’impression qu’un jour, fatalement, on viendra m’arrêter. Qu’on toquera à ma porte, qu’on me traînera par la peau des fesses sur la place publique, avec un gros panneau “ELLE FAIT SEMBLANT, EN FAIT ELLE NE GÈRE RIEN DU TOUT”. Qu’on m’intentera un procès, avec des gros titres du genre

ELLE PIÈGE SES AMIS ET SA FAMILLE, ELLE N’ÉTAIT PAS QUI ELLE PRÉTENDAIT ÊTRETÉMOIGNAGES :

On avait l’impression qu’elle était bien dans sa peau, mais elle mentait!” – Une copine
Nous on a toujours su qu’il y avait un problème avec elle.” – Son père
Elle m’a fait tomber amoureux d’elle alors qu’en fait elle était nulle” – Son amoureux

SHAME

Ahum… Bon j’en suis consciente hein, de ce syndrome de l’imposteur à la con, j’en parle ouvertement, j’en rigole, mais j’ai quand même toujours du mal à m’en dépêtrer. J’avoue que je m’étais dit que je pourrais vivre avec. Qu’il suffirait d’en rire avec les copains, d”apprendre à juste les croire quand ils me disent qu’ils m’aiment. Mais c’est dur de croire les autres quand on est incapable de ressentir ce dont ils parlent.

Jusqu’ici, enfin du moins ces 15 dernières années on va dire, j’ai un peu vécu le passage de l’anniversaire en me rassurant d’un petit “tu as encore le temps de devenir quelqu’un que tu aimeras”. Mais cette année, mon petit refrain réconfortant me fait l’effet d’une corde usée, qui ne fait pas aussi bien son boulot.

Peut être parce que j’ai perdu deux personnes dont j’étais si proche en 3 ans. Peut être parce que vivre le deuil d’une amie qui a pris sa propre vie, ça vous met la tronche directement face à ce que ça veut dire, de ne pas réussir à s’aimer. Je ne sais pas.

Mais à 26 ans, peut être qu’il est temps d’arrêter de reporter à demain. Peut-être qu’il faut que j’arrête de me faire croire que j’ai besoin de devenir quelqu’une d’autre pour enfin m’aimer. Peut être que c’est maintenant et que c’est pas le moi de demain que je dois apprendre à respecter.

Le 28 avril ça fera 6 piges que j’ai plus vingt ans*, et à peu près 15 ans à se mépriser c’est juste assez.
Je vais essayer d’apprendre doucement à m’apprécier. On va commencer par là. C’est plutôt un gros projet, mais je crois qu’il est temps que je m’y colle.
Même si j’ai un peu honte d’avoir mis autant de temps à arriver à cette conclusion. After all, c’est pas un chantier si honteux que ça, au final, travailler sur l’amour et l’acceptance de soi.

Puis j’ai quand même toujours la chance d’avoir des gens formidables pour m’aider à m’aimer.

Portrait Zoe

Si mes copains sont capables de me voir comme ça, ptêtre que je le serai aussi un jour

 

*Merveilleuse punchline empruntée à ce non moins merveilleux texte

Mon guide du survivor pour réussir sa convention… (2) Le STUFF

C’est pas tout ça, mais maintenant que vous avez décidé de m’écouter et d’aller en convention, il va falloir être préparé-e…

Chapitre I, Convention : savoir se stuffer.
(AKA : comment je m’habille, qu’est-ce que je dois prévoir?)

Suit Up

LET’S SUIT UP !

L’Armure :

  • Pensez “Oignon“.
    Comme dans Shreck. Il vous faut des couches. Déjà parce que les Dieux de l’Air-Co (yes, it’s a thing) sont taquins et susceptibles. Particulièrement dans ce genre d’endroits.
    Et en plus parce que vous risquez de passer d’extérieur en intérieur, de bain de foule à de longues files, bref… Vous allez avoir froid et chaud, donc essayez d’être le plus confortable possible en vous simplifiant la vie.
    Des couches donc, facile à retirer et remettre : confortable est le maître mot.
  • Des pompes CONFORTABLES et oui encore.
    Je vous entends rire au fond, mais vous ferez moins les malins quand vous devrez partir plus tôt en pleurant votre maman parce que vous avez des ampoules aux pieds…
    Si vous n’avez pas l’impératif vestimentaire du costume/cosplay*,  sachez mes bons amis qu’il vous faut des chaussures dans lesquelles vous pouvez marcher et rester debout. Longtemps.
    Personne ne reste en convention juste une heure ou deux. Vous allez y passer au moins l’après-midi, c’est souvent compliqué de s’asseoir, et dépendant de la taille de l’événement, vous serez amené à marcher. Beaucoup.

*Je ne fais de cosplay, du coup je ne suis pas la mieux placée pour vous aiguiller sur les meilleurs tips & tricks quand vous êtes costumés en convention! Si vous vous lancez et débutez, n’hésitez pas à aller lire l’excellent article de LadyDandy sur Madmoizelle et à traîner sur les forums!

L’équipement :

  • Inventaire.
    Un bon sac à dos pratique sans fond. Le genre qu’on peut bourrer ras-la-gueule. C’est vraiment pas le moment de prendre la sacoche qui va vous scier l’épaule dès qu’elle sera un peu remplie. Que ce soit pour mettre votre pull ou votre loot, il vous FAUT un sac à dos.
  • Le Heal.
    Pensez à vous concocter un petit nécessaire à pharmacie : quelques pansements, un peu aspirine/paracétamol, et éventuellement des anti-allergies (vous vous rappelez de Dieux de l’Air-Co? Leur jeu favori c’est de foutre de la poussière plein les sorties ventilo, et vous lancer dessus leurs armées d’acariens…). Vous serez bien content-e-s si vous êtes pris d’une migraine de bâtard en plein panel, à cause de l’éclairage, ou si vous vous tapez des ampoules parce que vous ne m’avez pas écouté pour les chaussures confortables (ou que vos compagnons n’ont pas lu mon article, les bougres)
  • De l’EAU.
    BEAUCOUP (et une deuxième vessie, parce qu’aller aux toilettes sera peut-être votre plus grand défi, selon la taille de la convention). L’eau en bouteille sur place coûte cher et/ou y’aura toujours un connard dans votre groupe, qui lui aura oublié la sienne et sera au bord de la déshydratation, qui tapera dans votre réserve. Je le sais. J’ai souvent été ce connard.
  • Du manger.
    C’est le moment d’invoquer votre “inner” Bree Van de Kamp et de faire péter les petits sandwichs et le paquet de biscuits. Sur place, la nourriture sera chère, ça c’est sûr, et souvent dégueue. Gardez un petit budget bouffe pour les stands spéciaux de passionnées qui font des produits cools eux-mêmes ou vendent des machins rares importés!

Bree
– Les PO
Le flouze, la thune, bref, votre pognon. Depuis quelque temps, la plupart des stands (surtout les plus gros), prennent les cartes bancaires. C’est le GROS PIÈGE. Tirez une somme en liquide, ça vous assure de ne pas (trop) dépasser votre budget, vous ne devrez pas tirer de sous aux machines sur place (qui ponctionnent souvent un petit forfait “frais en plus” qui pique) et vous serez sûrs de pouvoir payer à tous les coups sans être bloqués par le “non désolé, on n’a pas de lecteur de carte”…

Voilà, dans le prochain article on abordera le Chapitre 2, où le héro devra recruter ses compagnons de route… 

À suivre donc

[Carnets] Écrire pour combattre le vide.

Mon chien.
Mon tout petit bébé chien, ma grosse loutre, mon énorme copine. Ma poilue, mon ourse.
Ma gardienne, mon amie. Mon chien. À moi. Ma compagne, ma complice.
Pour les câlins, les gratouilles, pour les balades. Pour les voyages. Pour les ronflements et les wouwou de joie, pour les gros soupirs qui viennent de loin.
Pour les poils sur toutes mes fringues, dans tous les recoins.

Mon chien et sa tête sur ma cuisse, ses grands yeux marron qui me regardent sans me comprendre. Sans chercher à comprendre, juste à m’aimer, en entier, juste pour moi.

Mon chien sourd. Et têtue, aussi. Courageuse et douce.

Ma Kam.

Je n’ai pas fini de profiter, j’en ai pas eu assez.
Je refais défiler ces deux dernières années, avec l’impression de ne pas avoir assez savouré quand tu te colles de tout ton poids contre mes jambes, quand tu me tapes avec ta patte pour exiger une caresse. Quand tu remues légèrement ton pompon pour me dire que c’est cool, la vie.

Je te vois toute seule, dans une salle que tu ne connais pas, entourée d’odeurs que tu ne reconnais pas. Sans moi. Je ferme les yeux et je peux te voir, comme pour de vrai.

Est-ce que tu as peur que je t’aie abandonnée ? Est-ce que tu sais que je vais revenir ? Qu’on va revenir. Max et moi. On va revenir te chercher et je sais que tu nous pardonneras sans même y penser.

C’est con un humain. Ça ne comprend complètement la valeur de ce qu’il aime qu’une fois qu’il a peur de le perdre. Ça se contrarie pour un rien, vraiment. Pour des poils qui traînent, des pets qui puent, des factures à payer. C’est vraiment con.

Je suis désolée mon chien. J’étais trop occupée à apprendre à te connaître, à apprivoiser notre relation. J’avais à peine commencé à effleurer l’idée de l’effet de ton absence, et bam, l’éventualité de ta fragilité m’est tombée sur la gueule. Tu combles tellement d’interstices dans ma vie, si tu reprends ce que tu m’as donné, je ne sais pas ce que je vais faire de tout ce vide. Ça pourrait m’avaler.

Mon tout petit chien, tu prends tellement de place. Dans ma tête, mes photos, dans mon cœur, dans mon lit.

Qu’est-ce que je vais faire de toute cette place dans mon lit, si tu ne me reviens pas ?

Kam et Zoé