Mon guide du survivor pour réussir sa convention… (Fin) S’organiser

Allez, je clos et boucle enfin cette petite série, dans la douleur et la procrastination.

Pour ceux qui voudraient récapituler : Part I, Part II.

Chapitre II, Convention : savoir s’organiser

Le Prix
(ou le douloureux concept de payer pour aller dépenser vos sous…)

Si seulement…

Bon, pourquoi ce n’est pas gratuit, ça on ne va pas se mentir : monter un salon/convention/festival, ça coûte du blé. Assurance, frais de déplacement pour les invités, le lieu pour parquer tout le beau monde.. Bref, l’orga doit raquer. Et vous, vous devrez à priori payer votre entrée. Mais sachez qu’il y a quelques techniques ancestrales pour limiter la casse : 

  • Précommandez vos entrées en LIGNE. Ce sera sûrement moins cher, et il y a souvent moyen de bénéficier d’entrées prioritaires et vous serez sûrs de ne pas arriver devant la convention pour lire “SOLD OUT”.
  • Pour les grosses conventions : grattez des invitations si possible. C’est généralement assez facile, surtout en France ou en Belgique. Parlez de votre blog, demandez à vos connaissances journalistes/presse ou entrepreneurs. Les événements de taille conséquente ont un bon stock d’invit’, personnellement j’ai toujours réussi à me faire inviter à la Japan Expo ou à la Made In Asia par exemple. Lurker sur les réseaux sociaux est aussi une méthode efficace, puisqu’il y a souvent aussi des invitatons pokéballer via Twitter, FB ou Instagram!
  • Pour les petites conventions : demandez s’ils ont besoin de bénévoles! C’est souvent le cas, et si vous vous organisez bien vous aurez à la fois le temps d’aider des gens passionnés à monter un événement super, ET d’en profiter vous même.

Votre équipe
(aka les gens qui viendront avec vous ou pas…)

Les amis… ce concept formidable…. sur le papier.

Là, je suis partagée.
J’aime bien être seule en convention, parce que j’AIME prendre tout mon temps et ne pas me sentir oppressée par le timing de quelqu’un d’autre. Cela dit, c’est aussi super cool d’être en conférence avec un acolyte. C’qui est bien avec les opinions tranchées c’est que ça relance le débat…

Je crois que le plus important à retenir c’est bien que si personne ne veut ou ne peut vous accompagner, ne vous privez pas pour autant. Vous allez rencontrer des gens et vous vous sentirez peut-être aussi plus libre de parler à des artistes ou de poser des questions en panels si vous êtes seuls..
Par contre, si vous y allez en groupe quelques règles :

  • Pas plus de 3 ou 4. Sinon la coordination devient cauchemardesque.
  • Arrangez-vous pour vous mettre au clair à l’avance sur ce que vous attendez de la convention. Est-ce que vous y allez pour faire du shopping? Pour les conf’ ? Pour rencontrer des artistes ? Bref, le plus vous en savez, le moins vous risquez d’être déçu.
  • Et si vous n’en attendez pas la même chose, n’hésitez pas à vous séparer!! Rien de pire que de se dépêcher de parler à un artiste parce qu’on a un pote qui tape du pied en attendant d’aller voir les cosplays, ou d’arriver à la bourre au concours de cosplay parce que ton pote à parler des plombes à un artiste!
  • Mettez la main sur plusieurs plans de la convention dès le début et mettez-vous d’accord sur des points de RDV et des heures précises. Vous allez sûrement vous séparer, volontairement ou non, et je vous garantis que la plupart des lieux de Con n’ont pas ou peu de réseaux! Si vous savez qui sera où à quelle heure, ça aide aussi : par exemple si Machine va au panel Dr Who à 14h, et que vous l’avez paumé dans la foule devant la réplique de Dolorean, vous pourrez aller la récupérer à la sortie du panel.
  • Et ne pas oublier : l’idée c’est quand même d’en profiter, faire des concessions en groupe : ok, se pourrir son expérience… Bof! Si vous sentez que vous n’êtes pas un as de la communication, que vous avez du mal à faire passer vos envie avant celles des autres : il vaut peut être mieux être en solo.

Chapitre III : mes conseils en vrac…

  • Autant que possible : soyez REPOSÉ… C’est pas le moment de faire une LAN jusqu’à l’aube la veille au soir ou de subitement décider de faire un Cosplay. Oui je parle d’expérience…
  • Si vous êtes du genre à aimer les prints : fabriquez-vous un tube de transport ou investissez. C’est le meilleur moyen de ne pas froisser et abîmer vos achats. En plus on a l’impression d’avoir un katana dans le dos, bref, que du positif.

Un machin comme ça.

  • Si vous êtes parents, ne vous laissez pas impressionner! La plupart des events, surtout les plus gros, tentent d’être “enfants-friendly” en proposant des espaces calmes et des endroits pour changer les bébés. Mais ça n’est pas garanti! Essayez de bien choisir votre jour en fonction de l’affluence (généralement à l’ouverture le vendredi, c’est le mieux), vous pourrez avoir un peu moins de monde et profiter d’un calme relatif. Évitez aussi vraiment la poussette et facilitez-vous la vie avec une écharpe de portage, un porte-bébé.
  • Arrêtez-vous chez les fanzineux et les web-artistes. C’est LE lieu de la convention où vous allez tomber sur des comics/BD autopubliées (souvent aux prix “convention” moins chers!). Ils ont souvent plein de “merch” à vendre super cool et si vous aimez ce qu’ils font c’est un bon moyen de les soutenir directement. Vous allez aussi sûrement y rencontrer des gens qui font des portraits et des dédicaces, vendent leurs illustrations, bref, c’est une MINE et ça vaut souvent la peine d’y passer un long et bon moment!
  • Dans la partie “stands”, FAITES LE TOUR avant d’acheter! Vous allez vite apprendre à repérer ceux qui vendent la même chose et à ne plus vous arrêter à tous. Sur une convention, vous aurez au moins trois ou quatre stands très répétitifs.

    Une représentation cruellement réaliste des dépenses en convention…

  • Gardez l’œil pour les petites boutiques et auto-entrepreneurs qui ont leurs emplacements, partez à leur rencontre, papotez, pour certains c’est un moment privilégié de contacts directs avec leur clientèle, car ils n’ont que l’option de vendre leurs produits en ligne le reste du temps…
  • Récupérez les cartes des artistes ou des gens que vous rencontrez, notez les réseaux sociaux ou les hashtags. Bref, vous allez pouvoir continuer à échanger en ligne avec tout ce petit monde, leur montrer les photos de vos achats, partager vos découvertes et ça aide à ne pas tomber dans la déprime “post-convention” et à continuer à en profiter même quand c’est fini!

Et puis si vous voulez vous lancer, voilà mes chouchous comme suggestions pour vous lancer dans l’aventure des conventions… Ça n’est en rien exhaustif et j’omets consciencieusement certains “gros noms” parce que je n’en garde pas de bons souvenirs (et toc)

En France :

  • Les Geek Faëries ont une équipe d’orga incroyable et une volonté d’être hyper représentatifs des cultures web et geek. Un gros coup de coeur pour moi, ça reste un de mes meilleurs souvenirs de convention!
  • People Convention fait un boulot plutôt pas mal sur Paris, avec des conventions axées rencontre d’acteurs. C’est donc uniquement axé autour de séries ou film, et selon les fandoms c’est plus ou moins réussi mais plutôt une valeur sûre!
  • Harajuku est un petit festival dédié aux cultures manga/Cosplay/Fanzine. C’est GRATUIT et c’est super cool, j’y aime tout particulièrement la faune fanzinesque :3
  • WE DO BD (anciennement Festiblog) : je n’y ai pas été depuis qu’il a été renommé, mais si on aime la BD numérique francophone, c’est vraiment une valeur sûre. Là aussi c’est gratuit, et de ce que j’ai compris il y a de plus en plus de démo et de tables rondes!

En Belgique :

  • Le salon Made In Asia est un peu la Japan Expo à ces débuts, mais avec un public Belge (donc plus sympa :v). C’est encore assez jeune (2009 si je ne m’abuse) et pour l’instant c’est encore potable. J’aime beaucoup les invités en BD, leur partie retro gaming est pas trop mal et les revendeurs ont été plutôt très bien sélectionnés sur les 3 première éditions que j’ai faites!
  • Les Anthinoises se font un an sur deux. Le cadre est magique, Anthines, se prête au jeu pour un long week-end, le camping du festival est sur place…. C’est très axé cultures de l’imaginaires, fantasy médiévale et LARP ! J’aime beaucoup y recroiser des artisans dont j’admire le taffe (créations textiles et cuirs). La programmation musicale est souvent une grosse réussite si on aime le genre musicale (pagan folk, rock celtique et autres joyeusetés !). Selon ce que vous voulez y faire (voir des groupes ou non) l’entrée est payante ou pas!
  • FACTS se veut l’équivalent de la Comic Con, en Belgique. C’est une grosse orga, et définitivement pas à classer dans les conventions “à taille humaine”. Rencontre d’acteurs, ateliers, stands de revente : c’est vaste, varié, et fatalement très inégal selon les éditions ou même les jours choisis. Mais comme c’est ce qui se rapproche le plus d’un expérience de convention à l’américaine ou anglaise, je dirai que c’est à faire!

Voilà, si vous êtes un peu passionnés, si vous êtes du genre curieux, et si vous arrivez à gérer la foule, je vous encourage vraiment à tenter l’expérience. Pour moi c’est à chaque fois enrichissant (sauf pour mon compte en banque) et un super moment.
J’espère que ces quelques tuyaux vous auront un peu éclairés, et que vous soyez néophytes ou habitués n’hésitez pas à me donner vos bons plans convention…

Enjoy….

Mon guide du survivor pour réussir sa convention… (2) Le STUFF

C’est pas tout ça, mais maintenant que vous avez décidé de m’écouter et d’aller en convention, il va falloir être préparé-e…

Chapitre I, Convention : savoir se stuffer.
(AKA : comment je m’habille, qu’est-ce que je dois prévoir?)

Suit Up

LET’S SUIT UP !

L’Armure :

  • Pensez “Oignon“.
    Comme dans Shreck. Il vous faut des couches. Déjà parce que les Dieux de l’Air-Co (yes, it’s a thing) sont taquins et susceptibles. Particulièrement dans ce genre d’endroits.
    Et en plus parce que vous risquez de passer d’extérieur en intérieur, de bain de foule à de longues files, bref… Vous allez avoir froid et chaud, donc essayez d’être le plus confortable possible en vous simplifiant la vie.
    Des couches donc, facile à retirer et remettre : confortable est le maître mot.
  • Des pompes CONFORTABLES et oui encore.
    Je vous entends rire au fond, mais vous ferez moins les malins quand vous devrez partir plus tôt en pleurant votre maman parce que vous avez des ampoules aux pieds…
    Si vous n’avez pas l’impératif vestimentaire du costume/cosplay*,  sachez mes bons amis qu’il vous faut des chaussures dans lesquelles vous pouvez marcher et rester debout. Longtemps.
    Personne ne reste en convention juste une heure ou deux. Vous allez y passer au moins l’après-midi, c’est souvent compliqué de s’asseoir, et dépendant de la taille de l’événement, vous serez amené à marcher. Beaucoup.

*Je ne fais de cosplay, du coup je ne suis pas la mieux placée pour vous aiguiller sur les meilleurs tips & tricks quand vous êtes costumés en convention! Si vous vous lancez et débutez, n’hésitez pas à aller lire l’excellent article de LadyDandy sur Madmoizelle et à traîner sur les forums!

L’équipement :

  • Inventaire.
    Un bon sac à dos pratique sans fond. Le genre qu’on peut bourrer ras-la-gueule. C’est vraiment pas le moment de prendre la sacoche qui va vous scier l’épaule dès qu’elle sera un peu remplie. Que ce soit pour mettre votre pull ou votre loot, il vous FAUT un sac à dos.
  • Le Heal.
    Pensez à vous concocter un petit nécessaire à pharmacie : quelques pansements, un peu aspirine/paracétamol, et éventuellement des anti-allergies (vous vous rappelez de Dieux de l’Air-Co? Leur jeu favori c’est de foutre de la poussière plein les sorties ventilo, et vous lancer dessus leurs armées d’acariens…). Vous serez bien content-e-s si vous êtes pris d’une migraine de bâtard en plein panel, à cause de l’éclairage, ou si vous vous tapez des ampoules parce que vous ne m’avez pas écouté pour les chaussures confortables (ou que vos compagnons n’ont pas lu mon article, les bougres)
  • De l’EAU.
    BEAUCOUP (et une deuxième vessie, parce qu’aller aux toilettes sera peut-être votre plus grand défi, selon la taille de la convention). L’eau en bouteille sur place coûte cher et/ou y’aura toujours un connard dans votre groupe, qui lui aura oublié la sienne et sera au bord de la déshydratation, qui tapera dans votre réserve. Je le sais. J’ai souvent été ce connard.
  • Du manger.
    C’est le moment d’invoquer votre “inner” Bree Van de Kamp et de faire péter les petits sandwichs et le paquet de biscuits. Sur place, la nourriture sera chère, ça c’est sûr, et souvent dégueue. Gardez un petit budget bouffe pour les stands spéciaux de passionnées qui font des produits cools eux-mêmes ou vendent des machins rares importés!

Bree
– Les PO
Le flouze, la thune, bref, votre pognon. Depuis quelque temps, la plupart des stands (surtout les plus gros), prennent les cartes bancaires. C’est le GROS PIÈGE. Tirez une somme en liquide, ça vous assure de ne pas (trop) dépasser votre budget, vous ne devrez pas tirer de sous aux machines sur place (qui ponctionnent souvent un petit forfait “frais en plus” qui pique) et vous serez sûrs de pouvoir payer à tous les coups sans être bloqués par le “non désolé, on n’a pas de lecteur de carte”…

Voilà, dans le prochain article on abordera le Chapitre 2, où le héro devra recruter ses compagnons de route… 

À suivre donc

Mon guide du survivor pour réussir sa convention… (1) Pourquoi y aller ?

On est mi-mars, c’est parti, la saison des conventions, salons et festivals (pop) culturels, reprend en trombe !

Ouiiiiiii

On n’est pas encore au niveau outre-Atlantique, mais que vous soyez en France ou en Belgique, les conventions prennent de plus en plus d’ampleur (pour mon plus grand plaisir)!
Des raisons en vrac de cet essor récent :
La popularité grandissante de la culture “comic-books”, les grosses licences adoptées par Hollywood ont mis un joli coup de fouet à ce qui était un centre d’intérêt assez niche… Et plus globalement, la pop-culture et la culture “geek” (dieux que je hais ce terme qui ne veut rien dire) est mieux connue, reconnue, et un brin moins stigmatisée.
– Les exemples MULTIPLES du succès des “comic-con” et autres qu’on trouve aux US intéressent vachement les sponsors, marquent, etc, et ça y’est, y’a enfin deux trois malins qui commencent à piger qu’il y’a du pognon à se faire.
Les Millenials sont de plus en plus aux commandes, notre génération a, en majorité, grandi avec internet. On aime partager nos obsessions, on sait qu’on trouvera toujours au moins 3 péons pour discuter de l’aspect spécifique d’une fan-fic d’un bouquin de SF obscur.
Entre les gamers, les rôlistes, les crafteurs, bref, dans la mer de gros geeks : y’aura toujours des motivés pour créer des espaces où on peut tous se retrouver pour se fighter sur ce qui est “canon” ou “head-canon”, et faire des inside-jokes IRL sur des MEMES.

meme

Si je vous dis que, déjà gamine, j’étais plus excitée à l’idée d’aller au Salon du Livre de Montreuil (à Paris), que Disneyland… ça vous donne une idée du personnage.
En grandissant même si je suis restée bloquée à 1m60, j’ai continué à adorer ce genre d’événements, et j’y ai pas mal roulé ma bosse.
Bref, j’ai amassé pas mal d’XP, et si ça peut aider

Pourquoi aller en convention ?
TL;DR : parce que c’est trop bien

  • Pour le plaisir des yeux… C’est l’occasion de voir des gens cosplayer, avec des costumes incroyables : des trucs hyper bien réalisés et détaillés ou super simples. Des maquillages de dingues, des tenues complètement WTF et des situations juste ubuesques (avez vous déjà vu un mage Elfe de Sang avec des lunettes qui envoie un sms depuis son smartphone ? Pikachu aller aux toilettes ? Un robot en armure complète jouer à Just Dance? Moi, oui.)

KHANEt même sans le Cosplay, vous allez vous en prendre plein la tronche. Des artistes avec des prints de bâtards, regarder un mec dessiner et animer en live sur une Cintiq, aller à la rencontre des tarés qui montent eux-mêmes des reproductions de droids ou des pièces originales de films cultes, des artisans qui font des trucs dans toutes les matières …

  • Si pas par passion, par curiosité. Vous pourrez généralement rencontrer des gens qui sont enthousiasmés par les mêmes choses que vous et partager sur vos sujets favoris.
    Si y’a rien que j’aime plus que de débattre sur Joss Whedon pendant 1h avec un mec que j’ai croisé par hasard et qui portait un badge “Browncoats”, c’est bien de découvrir une culture niche que je ne connaissais pas. Du cosplay érotique, au quidditch pour moldus, j’ai découvert comme ça des univers géniaux en allant à des panels, des démonstrations ou juste au détour d’une conversation. Sélectionner des conférences/rencontres/dédicaces pour explorer à fond un aspect d’un jeu, d’un bouquin ou d’un film dont vous êtes méga fan, c’est juste grisant. Et vous êtes aussi à peu près sûr à 99,99% de vous frotter à une nouveauté en flânant en convention.
  • Pour LOOTER (consumérisme, mon Amour). Y’a TELLEMENT de trucs à acheter. Honnêtement, c’est un gouffre à pognon.

loot–> Des trucs que vous ne pouvez d’habitude trouver que en ligne, et encore, en payant des frais de port équivalents à un demi-rein. Du T-shirt de gros nerd avec des références incompréhensibles, à la bouffe internationale, des scripts de vos séries préférées, bref… Y’en a pour tous les goûts. Et même si c’est parfois plus cher que sur l’interweb, vous pouvez au moins avoir une idée de ce à quoi ça ressemble dans la vraie vie réelle véritable.

Et le mieux, c’est que ça vaut pour tous les types de conventions… Que vous fassiez une énorme Comic-con ou un petit festival niche.

D’après moi, il y a deux mauvaises raisons pour ne pas aller en convention, au moins.

Avoir l’impression de ne pas être “assez” geek. Et ça c’est débile, no offense. Déjà parce que quelle que soit votre centre d’intérêt, le degré de votre fanitude ou de votre investissement : si vous êtes un tant soit peu curieux et intéressé, vous allez apprécier une convention.
Et surtout qui sait quelle nouvelle passion vous allez vous découvrir au détour d’un stand ?
Si votre première fois, et que c’est l’ampleur du machin qui vous ralenti : essayez de privilégier une plus petite convention à taille humaine? Ou bien décidez vous pour une grosse convention classique, mais en vous délimitant à l’avance les zones qui vous plaisent le plus.

Si vous avez l’impression d’être TROP geek pour aller en convention (un peu comme ça m’est arrivé pas mal de fois, j’avoue), restez ouvert!
J’ai souvent répété que j’étais un peu lassée des grosses conventions ou salons que j’avais fait plusieurs fois (coucou la Japan) MAIS… En restant fermée j’ai raté deux trois bonnes opportunités de rencontrer des artistes que j’adore. Une grosse convention peut avoir certains avantages (moins chère, facile de choper des invit’, simple d’accès…)
Et en parlant d’expérience : ça vaut vraiment la peine de garder un oeil sur les nouvelles conventions qui se montent. Déjà parce que les équipes derrière sont comme nous. Des passionnés, mais aussi parce qu’avec internet il n’a jamais été aussi simple de financer et organiser des nouveaux projets…
Redécouvrir les conventions ça peut aussi passer par le bénévolat et si vous êtes déçus de comment les choses se passent dans les events que vous fréquentiez : passez du côté ORGA de la force!

Et puisqu’on parle d’internet, si c’est possible financièrement, ne laissez pas les frontières vous arrêtez. Pourquoi pas en profiter pour voyager ? Les styles et les “coutumes” des Cons changent d’un pays à l’autre, et c’est l’occas’ de monter des co-voiturages improbables et d’augmenter la dimension “découverte” de l’aventure.

Je trouvais que ça résumait bien pour conclure…

Prochain article : je vous parle de comment vous équiper pour survivre en Con!

[COMICS] Petit lexique 101

shelfporn

Vous l’aurez compris (ou vous le savez déjà parce qu’on est copain :V ), mon amoureux et moi même sommes plutôt friands de lecture, particulièrement si c’est raconté avec des petits dessins!
C’est même censé être un des sujets de ce blog, vous parler en long, en large et en travers de ce que j’ai dévoré comme publications. Par contre, en y réfléchissant un peu, c’est pas toujours évident de s’y retrouver… Romans graphiques, bande-dessinées, comics, web-comics.. c’tun peu le bordel, d’autant plus que les francophones et les anglophones utilisent parfois les mêmes mots pour parler trucs différents…

Je me suis dit que ça serait donc pas mal de faire un petit topo avant de se lancer dans les joyeusetés!

I. Comics ou BD ?

En français francophone de France, et de Belgique accessoirement (pour le reste je ne me prononce pas) , si on vous dit “comics” généralement vous pensez à ça :

blog-marvelDC

Évidemment, l’équation comics = super-héros, c’est carrément réducteur… C’est un petit peu comme quand on dit “BD” et que les gens ne voient que ça :

blog-comics
source

On va dire que c’est juste l’image hyper populaire qu’ont la majorité des gens, ou du moins ce qu’on trouve quand on tape “bd” ou “comics” dans Google Image.

Moi, par abus de langage, c’est vrai que j’avais pris l’habitude de dire “comics” pour dire “une histoire avec des capes et des onomatopée de bâtards. Ou potentiellement juste pour dire “une BD anglophone”… Oui j’ai honte, vous avez le droit de me lancer des petits cailloux

Mais c’est un peu une connerie, parce qu’évidemment toutes les publications anglophones ne font pas dans le super-héros, et quid des publications francophones qui le font ?

DONC. Quand vous lirez “Comics” dans le titre d’un article ici (ce qui va arriver assez souvent je ne vous le cache pas…), qu’est-ce que vous risquez d’y trouver… ?

Commençons par les clichés du coup ; grosso merdo les deux gros géants et usines à Super-Héros que tous le monde connaît : DC et MARVEL.
Pas mal de leurs personnages font quand même partie intégrante de notre paysage depuis un bon moment.
À priori, même ma mamie adorée, dont je ne vous cache pas que les préoccupations ne sont pas hyper concentrées qui poutre qui entre DC ou Marvel, sait qui sont Superman, Spiderman ou Batman.
Bon elle les confondra peut être entre eux hein, je dis pas. Mais GLOBALEMENT les univers Marvel/DC ont largement été popularisés, que ce soit parce qu’ils étaient les sujets de nos dessins animés préférés du mercredi matin (nanananana) ou parce qu’on apprécie les récents blockbusters Hollywoodiens (Joss, mon Amour).
BREF, ce sont des multivers étendus, riches, vieux, complexes et c’est BEAUCOUP TROP BIEN.

Par contre c’est souvent très intimidant du coup… On a du mal à savoir par où commencer, il faut dire que la multitude de publications, le bordel des traductions et les différentes séries dédiées au MÊME héro, ça PEUT légitiment refroidir. Je vous ferai un post à l’occasion avec mes conseils sur comment vous lancer dans ce joyeux bordel, mais ce n’est pas le sujet ici!

Quand tu commences à suivre une série de Marvel…


Moi les comics de super héros je m’y suis mise super tard. Déjà parce que ça coûte un pont et parce que, comme je vous disais, ça demande une certaine volonté pour s’y coller.
Je me suis prise d’affection pour un nombre raisonnable de leurs héros, mais surtout pour
certain-e-s de leurs auteur-e-s spécifiques!
Dans les grosses maisons d’éditions un peu moins connues, mais quand même assez balèzes, je suis une cliente de : Dark Horse (Buffy, Hellboy, une partie de Star Wars), Image Comics (Walking Dead) et Vertigo (Fables, V for Vendetta, et qui est une sous-branche de DC… je vous ai dit que c’était un fameux bordel? ).
Tout ce beau petit monde édite donc du “comics” comme on imagine que c’est, y’a du costume, ça castagne, ça a des backstories qui remontent jusqu’au crétacé, et ça répond à peu près aux mêmes codes esthétiques/scénaristiques classiques qu’on connaît (dans l’immense majorité).comicsblog

Mais de toutes façons il y a une constante dans mes goûts, que ce soit pour les productions anglo-saxonnes ou européennes*, moi dans une librairie, vous me trouverez plutôt au rayon “‘Indie“. “Indie” pour “indépendant”.
Comme son nom l’indique, on est un peu plus loin des gros magnats de l’édition, du coup il y a plus de liberté dans les choix d’écriture et graphiques… Généralement le pognon généré est moindre, du coup les enjeux aussi et ça permet à des éditeurs de prendre des risques (un peu)… Du coup on y trouve une vraie variété!
Les ouvrages de ma petite sélection Indie personnelle  répondent parfois à TOUS les critères des clichés qu’on rattache aux “comics” : costumes, super-pouvoirs, et grosses onomatopées… et puis parfois c’est de l’auto-fiction, une satire d’un genre spécifique, ou des scénarios complètement barrés (ou même tout ça à la fois).
Et même si généralement ce sont des petites ou moyennes maisons d’éditions qui s’occupent de publier tout ça, souvent mes petits chouchous sont…

autopubEt ça c’est vraiment cool! Parce que mes sous vont directement dans les poches de l’artiste qui s’est cassé la nenette à me raconter une histoire! Avec des systèmes de financements participatifs comme Kickstarter, cela devient de plus en plus fréquent et c’est assez grisant de pouvoir soutenir directement les auteur-e-s qu’on apprécient.

II Les “Romans Graphiques” (ou “graphic novels”), cette grosse arnaque

La partie un peu reloue et qui sera courte.. parce que c’est pas bien clair le pourquoi du comment de ce qui fait d’une publication un roman graphique. Personne ne s’accorde vraiment sur le sujet, et vous trouverez en ligne un peu tout et son contraire.

graphicnovel

Beaucoup de gens vous diront qu’un “graphic novel” est plus poussé et développé que les univers des comics de super-héros… Mais franchement, faut vraiment jamais avoir ouvert un wiki Marvel pour pouvoir les accuser de manquer de profondeur.

C’est vraiment une histoire de marketing en fait, quand on présente une publication sous l’étiquette “graphic novel”, c’est souvent pour essayer d’éviter (à tort ou à raison) de se voir coller certains clichés liés à la bande-dessinée… Mais globalement, un “roman graphique”, c’est souvent un “one-shot” (pas de tomes séparés), et c’est MASSIF. Ah et ça peut être publié par une grosse maison d’édition ou être Indie.. ça ça dépendra du style de l’auteur et de sa popularité!

Du coup voilà, pour mes reviews, je vous préciserai probablement si c’est de l’Indie ou pas, surtout quand il s’agit d’un bouquin auto-publié ! Et je pense que je rajouterai “BD” pour les trucs francophones!

Va y avoir matière à discussion je pense…

*Je parle surtout des publications occidentales parce que pour les mangas je suis un peu moins subversive dans mes goûts. Déjà parce que suis une grosse néophyte du genre à part pour quelques classiques et exceptions, et aussi parce que je suis une flemmasse et que je me suis pas penchée sur le sujet en profondeur!