[Carnets] Écrire pour combattre le vide.

Mon chien.
Mon tout petit bébé chien, ma grosse loutre, mon énorme copine. Ma poilue, mon ourse.
Ma gardienne, mon amie. Mon chien. À moi. Ma compagne, ma complice.
Pour les câlins, les gratouilles, pour les balades. Pour les voyages. Pour les ronflements et les wouwou de joie, pour les gros soupirs qui viennent de loin.
Pour les poils sur toutes mes fringues, dans tous les recoins.

Mon chien et sa tête sur ma cuisse, ses grands yeux marron qui me regardent sans me comprendre. Sans chercher à comprendre, juste à m’aimer, en entier, juste pour moi.

Mon chien sourd. Et têtue, aussi. Courageuse et douce.

Ma Kam.

Je n’ai pas fini de profiter, j’en ai pas eu assez.
Je refais défiler ces deux dernières années, avec l’impression de ne pas avoir assez savouré quand tu te colles de tout ton poids contre mes jambes, quand tu me tapes avec ta patte pour exiger une caresse. Quand tu remues légèrement ton pompon pour me dire que c’est cool, la vie.

Je te vois toute seule, dans une salle que tu ne connais pas, entourée d’odeurs que tu ne reconnais pas. Sans moi. Je ferme les yeux et je peux te voir, comme pour de vrai.

Est-ce que tu as peur que je t’aie abandonnée ? Est-ce que tu sais que je vais revenir ? Qu’on va revenir. Max et moi. On va revenir te chercher et je sais que tu nous pardonneras sans même y penser.

C’est con un humain. Ça ne comprend complètement la valeur de ce qu’il aime qu’une fois qu’il a peur de le perdre. Ça se contrarie pour un rien, vraiment. Pour des poils qui traînent, des pets qui puent, des factures à payer. C’est vraiment con.

Je suis désolée mon chien. J’étais trop occupée à apprendre à te connaître, à apprivoiser notre relation. J’avais à peine commencé à effleurer l’idée de l’effet de ton absence, et bam, l’éventualité de ta fragilité m’est tombée sur la gueule. Tu combles tellement d’interstices dans ma vie, si tu reprends ce que tu m’as donné, je ne sais pas ce que je vais faire de tout ce vide. Ça pourrait m’avaler.

Mon tout petit chien, tu prends tellement de place. Dans ma tête, mes photos, dans mon cœur, dans mon lit.

Qu’est-ce que je vais faire de toute cette place dans mon lit, si tu ne me reviens pas ?

Kam et Zoé

De la légitimité du .com et de ce que j’aimerai qu’il se trame ici…

C’est horriblement dur et frustrant de se remettre à écrire après autant de temps.

C’est laborieux, je pars dans tous les sens, en plus je ne lis même plus assez pour avoir un style en tête à copier. Je… Non vraiment, je me demande si c’est une bonne idée cette histoire de blog où j’écris.

Ah et alors je fais vachement plus de fautes qu’avant. Aussi.

(accessoirement Tumblr m’a collé la manie de foutre des gifs à toutes les sauces sur le tapis)

J’avais un peu essayé d’écrire sur le blog 1.0, j’avais même donné mon avis.. un peu. Mais la contrainte de devoir toujours dessiner me pesait et ça finissait par me bloquer. Je sais pas trop pourquoi ce “.canalblog” ça équivalait dans ma tête à “blog-bayday-un-point-c’est-tout”.
Mais là, ici, c’est chez moi. C’est mon domaine. D’ailleurs “domaine” ça a son petit côté aristocrate et je-fais-ce-que-j-veux-c’est-moi-l’chef qui n’est pas pour me déplaire.

Enfin du coup, qu’est-ce que vous trouverez ici…? J’ai essayé de faire des catégories rigolotes sans trop savoir la tournure que ça pourra prendre, mais voilà le genre de trucs sur lequel vous pourrez tomber en passant par ici :
> des photos de tenues pour petites grosses à lunettes
> des reviews et critiques de bouquins, comics, web comics, audio-books et j’en passe
> des recettes de feignasse
> des récits de voyages
> des élucubrations personnelles sur le féminisme intersectionnel, la culture geek, le body positive et grosso merdo mon opinion en général

J’ai toujours écrit pour deux raisons. Souvent pour vider le sac de nœuds qui me sert de cerveau et toujours dans l’espoir que ça puisse servir à quelqu’un (no pressure tsais)

Du coup je crois que je vais continuer à essayer, ne serait-ce que pour me faire avancer et cogiter moi-même. Pis si je peux vous embarquer avec par accident, c’est toujours ça de gagné!

J’ai mentionné mon côté “aristocrate”?

 

Au début de la suite

Avant j’écrivais un peu et je dessinais surtout,. Peut-être que c’est comme ça que vous êtes arrivés ici, auquel cas vous risquez retrouver ma patte ici-bas, sans trop grincer des dents j’espère (on peut toujours rêver).

Je continue à gribouiller, j’ai même fait une catégorie juste pour ça ici. Du coup y’aura toujours des petits mickeys dessinés en bas de marge, parfois en plein milieu et parfois y’aura peut-être même bien que ça. Who knows.blog (1)Encore avant le Blog-Bayday, je ne faisais qu’écrire.
À plusieurs endroits, avec plusieurs pseudos. Mais j’ai tout effacé, parce que j’avais un peu honte des mes mots et maux d’ado. Je regrette un brin, mais pas tant que ça non plus. Des fois je recroise sur la toile des gens qui me lisaient déjà et je rougis un peu derrière mon écran avant de me forcer à concentrer mon cerveau sur autre chose.

Et si par soucis d’honnêteté on remonte toujours plus loin le fil du temps, la rumeur voudrait que j’ai possiblement peut-être utilisé une plateforme bien connue. Vous savez, celle nommée d’après une station radio française que je n’ai plus écouté depuis la deuxième édition d’Urban Peace. Mais rien n’est prouvé. Je crois.
Et là par contre, si vous auriez, par le passé, posé les yeux sur ces écrits/photos/dégradés de polices illisibles et j’en passe… Là donc, je suis douloureusement déchirée entre un instinct qui me pousserait immédiatement à aller me cacher sous mon lit pour les dix prochaines années (à la louche). Ou l’irrépressible envie de vous faire taire à jamais en vous envoyant des tueurs à gages Corses. J’hésite. Vraiment.

Bref, à la lecture de cette fascinante chronologie, ça fait pas mal d’années à tartiner sa syntaxe maladroite sur les internets. Sans compter les tas de carnets. Ceux où on peut tout coller. Les listes de “trucs-à-faire” qu’on finira jamais, les croquis qu’on a pas envie de terminer, les idées, les lettres, les brouillons, les notes, les numéros griffonnés et autres “merde attends il me faut un bout de papier”,…

C’est ce qui me manquait un peu quand j’étais connectée, l’impression de ne pas avoir le droit de m’éparpiller. Je ne savais pas qu’on pouvait, je m’interdisais de parler de tout, parce que ça faisait beaucoup et que beaucoup c’est souvent trop. Il paraît.
Du coup c’est ça que je vais essayer, ici. M’éparpiller. Au cas où ça vous intéresserait.

J’ai toujours aimé ça, les carnets, moi.