[Carnets de Voyage] /[Les Chroniques de la Lose] Édimbourg

Première journée entière à Édimbourg, on vient de rentrer s’écrouler à l’hôtel, défoncés.
J’ai mal aux pieds, j’ai la gorge qui gratte, j’ai passé l’après-midi à alterner ibuprofène et paracétamol pour maîtriser la fièvre, et là tout de suite je veux juste dormir.

Mais faut que j’évacue. Et ce sera l’occasion d’étrenner une série qui sera sûrement récurrente, vu mon Karma : Les Chroniques de la Lose! 

Parce que voyager, c’est pas toujours que rigolo…

Déjà, ça me saoule d’être malade en vacances. Franchement, l’angine fourbe, si elle pouvait ne PAS tomber pendant mes 4 jours de vacances avec mon amoureux, ça pourrait être appréciable.
Mais bon, mettons, je tiens encore debout, j’arrive à me balader, donc je veux bien faire avec.

Par contre, enchaîner AUTANT de poisses en une soirée, ça c’est vraiment rageant.
Genre VRAIMENT.

On avait une visite d’appart’ à 18h, et à partir de là, tout a déconné. En mode Loi de l’Emmerdement Maximal.
Le genre de malchance de vacances, où en plus tu continues à forcer le Destin, en te disant que tu vas finir par être récompensé, mais que non, jusqu’au bout ta soirée sera pourrie de chez pourrie.
Donc pour résumer : l’appart’ n’était vraiment pas top, on a galéré à le trouver avec mon téléphone qui était en rade et celui de l’Amoureux qui était useless vu que “non-je-mets-pas-de-data-dessus-je-me-sers-que-du-wifi”…. Déjà de quoi agacer.

“On inspire”

Puis on enchaîne sur mon collant qui craque, et que n’importe quelle personne qui possède des cuisses d’envergure raisonnable qui me lit saura ce que ça veut dire. Ça veut dire AÏE PUTAIN SA RACE quand tu marches.
Donc, arrêt “achetons un collant au supermarché”. On vit le rêve glamour des backpackeurs les plus audacieux, admettons le.

Bon. On redémarre pour se balader dans Leith, sans carte papier ou Google, et on galère.
On a marché en faisant des détours débiles pendant pas loin de deux heures, j’en pouvais plus
(rappel : on avec nous le chien, Kam, l’Akita dans toute sa splendeur, qui doit renifler le moindre centimètre carré).

Bref, on a fini par dénicher la zone avec des restaus… Et bien sûr, les seuls établissements d’Édimbourg pas dog-friendly, ils étaient là… Bordel.
À ce stade, on marche depuis deux heures, ma fièvre se fait sentir parce que les effets des médocs s’estompent déjà, et on est à l’étape physiologique juste avant l’auto-digestion (on a faim quoi).

Rétrospectivement, c’est là qu’on aurait dû renoncer. Monter dans un taxi, choper de la bouffe à emporter, et manger ça au lit à l’hôtel, devant la fin de la saison 2 de Dare Devil.

Mais comme on est biclassés obstinés ET débiles, on s’est entêté dans la quête du restau où on peut manger avec le chien.

On en trouve quand même un, on se dit “Oh putain génial, des moules pas chères en bord de mer, le coup de veine qui va tout rattraper“… Hahah naïfs que nous sommes.

Là vous vous doutez que les moules, on s’est assis dessus, enfin on a pu regarder notre voisin manger la dernière portion du restaurant, en chicanant sur nos plats très bof et très chers.

Tu apposes la cerise pourrie sur gâteau moisi grâce à Uber payé alors qu’on n’a pas pu le prendre (gsm en rade, toussa), et le tableau est finalisé.

M’enfin voilà, on est rentré, le chien ronque comme une bien heureuse, l’Amoureux et moi ne nous sommes pas écharpés et on va pouvoir dormir et repartir d’un bon pied demain (si le mien à dégonflé d’ici là…)

Et puis il faut dire que jusque 18h, on n’avait eu une journée géniale… Pleine de balades agréables, de super trouvailles gustatives (dans des cafés ou bars où Kam a été la bienvenue partout!), on a crapahuté efficacement et vraiment bien découvert la ville.

Pour le moment, si je zappe cette soirée de l’enfer (toute proportion gardée… On n’est pas à la mine non plus hein…), je suis vraiment séduite par Édimbourg.

C’est joli comme tout : une ville à étages tout en patchwork d’architectures, avec une ambiance médiévale, pleine de culture, de bonne bouffe et du vert partout…

Bref, je m’y plais bien en fait.

Edimbourg-Doge

Tu es tellement cool comme ville, que je te pardonne cette soirée pourrie…

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