[COMICS] Petit lexique 101

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Vous l’aurez compris (ou vous le savez déjà parce qu’on est copain :V ), mon amoureux et moi même sommes plutôt friands de lecture, particulièrement si c’est raconté avec des petits dessins!
C’est même censé être un des sujets de ce blog, vous parler en long, en large et en travers de ce que j’ai dévoré comme publications. Par contre, en y réfléchissant un peu, c’est pas toujours évident de s’y retrouver… Romans graphiques, bande-dessinées, comics, web-comics.. c’tun peu le bordel, d’autant plus que les francophones et les anglophones utilisent parfois les mêmes mots pour parler trucs différents…

Je me suis dit que ça serait donc pas mal de faire un petit topo avant de se lancer dans les joyeusetés!

I. Comics ou BD ?

En français francophone de France, et de Belgique accessoirement (pour le reste je ne me prononce pas) , si on vous dit “comics” généralement vous pensez à ça :

blog-marvelDC

Évidemment, l’équation comics = super-héros, c’est carrément réducteur… C’est un petit peu comme quand on dit “BD” et que les gens ne voient que ça :

blog-comics
source

On va dire que c’est juste l’image hyper populaire qu’ont la majorité des gens, ou du moins ce qu’on trouve quand on tape “bd” ou “comics” dans Google Image.

Moi, par abus de langage, c’est vrai que j’avais pris l’habitude de dire “comics” pour dire “une histoire avec des capes et des onomatopée de bâtards. Ou potentiellement juste pour dire “une BD anglophone”… Oui j’ai honte, vous avez le droit de me lancer des petits cailloux

Mais c’est un peu une connerie, parce qu’évidemment toutes les publications anglophones ne font pas dans le super-héros, et quid des publications francophones qui le font ?

DONC. Quand vous lirez “Comics” dans le titre d’un article ici (ce qui va arriver assez souvent je ne vous le cache pas…), qu’est-ce que vous risquez d’y trouver… ?

Commençons par les clichés du coup ; grosso merdo les deux gros géants et usines à Super-Héros que tous le monde connaît : DC et MARVEL.
Pas mal de leurs personnages font quand même partie intégrante de notre paysage depuis un bon moment.
À priori, même ma mamie adorée, dont je ne vous cache pas que les préoccupations ne sont pas hyper concentrées qui poutre qui entre DC ou Marvel, sait qui sont Superman, Spiderman ou Batman.
Bon elle les confondra peut être entre eux hein, je dis pas. Mais GLOBALEMENT les univers Marvel/DC ont largement été popularisés, que ce soit parce qu’ils étaient les sujets de nos dessins animés préférés du mercredi matin (nanananana) ou parce qu’on apprécie les récents blockbusters Hollywoodiens (Joss, mon Amour).
BREF, ce sont des multivers étendus, riches, vieux, complexes et c’est BEAUCOUP TROP BIEN.

Par contre c’est souvent très intimidant du coup… On a du mal à savoir par où commencer, il faut dire que la multitude de publications, le bordel des traductions et les différentes séries dédiées au MÊME héro, ça PEUT légitiment refroidir. Je vous ferai un post à l’occasion avec mes conseils sur comment vous lancer dans ce joyeux bordel, mais ce n’est pas le sujet ici!

Quand tu commences à suivre une série de Marvel…


Moi les comics de super héros je m’y suis mise super tard. Déjà parce que ça coûte un pont et parce que, comme je vous disais, ça demande une certaine volonté pour s’y coller.
Je me suis prise d’affection pour un nombre raisonnable de leurs héros, mais surtout pour
certain-e-s de leurs auteur-e-s spécifiques!
Dans les grosses maisons d’éditions un peu moins connues, mais quand même assez balèzes, je suis une cliente de : Dark Horse (Buffy, Hellboy, une partie de Star Wars), Image Comics (Walking Dead) et Vertigo (Fables, V for Vendetta, et qui est une sous-branche de DC… je vous ai dit que c’était un fameux bordel? ).
Tout ce beau petit monde édite donc du “comics” comme on imagine que c’est, y’a du costume, ça castagne, ça a des backstories qui remontent jusqu’au crétacé, et ça répond à peu près aux mêmes codes esthétiques/scénaristiques classiques qu’on connaît (dans l’immense majorité).comicsblog

Mais de toutes façons il y a une constante dans mes goûts, que ce soit pour les productions anglo-saxonnes ou européennes*, moi dans une librairie, vous me trouverez plutôt au rayon “‘Indie“. “Indie” pour “indépendant”.
Comme son nom l’indique, on est un peu plus loin des gros magnats de l’édition, du coup il y a plus de liberté dans les choix d’écriture et graphiques… Généralement le pognon généré est moindre, du coup les enjeux aussi et ça permet à des éditeurs de prendre des risques (un peu)… Du coup on y trouve une vraie variété!
Les ouvrages de ma petite sélection Indie personnelle  répondent parfois à TOUS les critères des clichés qu’on rattache aux “comics” : costumes, super-pouvoirs, et grosses onomatopées… et puis parfois c’est de l’auto-fiction, une satire d’un genre spécifique, ou des scénarios complètement barrés (ou même tout ça à la fois).
Et même si généralement ce sont des petites ou moyennes maisons d’éditions qui s’occupent de publier tout ça, souvent mes petits chouchous sont…

autopubEt ça c’est vraiment cool! Parce que mes sous vont directement dans les poches de l’artiste qui s’est cassé la nenette à me raconter une histoire! Avec des systèmes de financements participatifs comme Kickstarter, cela devient de plus en plus fréquent et c’est assez grisant de pouvoir soutenir directement les auteur-e-s qu’on apprécient.

II Les “Romans Graphiques” (ou “graphic novels”), cette grosse arnaque

La partie un peu reloue et qui sera courte.. parce que c’est pas bien clair le pourquoi du comment de ce qui fait d’une publication un roman graphique. Personne ne s’accorde vraiment sur le sujet, et vous trouverez en ligne un peu tout et son contraire.

graphicnovel

Beaucoup de gens vous diront qu’un “graphic novel” est plus poussé et développé que les univers des comics de super-héros… Mais franchement, faut vraiment jamais avoir ouvert un wiki Marvel pour pouvoir les accuser de manquer de profondeur.

C’est vraiment une histoire de marketing en fait, quand on présente une publication sous l’étiquette “graphic novel”, c’est souvent pour essayer d’éviter (à tort ou à raison) de se voir coller certains clichés liés à la bande-dessinée… Mais globalement, un “roman graphique”, c’est souvent un “one-shot” (pas de tomes séparés), et c’est MASSIF. Ah et ça peut être publié par une grosse maison d’édition ou être Indie.. ça ça dépendra du style de l’auteur et de sa popularité!

Du coup voilà, pour mes reviews, je vous préciserai probablement si c’est de l’Indie ou pas, surtout quand il s’agit d’un bouquin auto-publié ! Et je pense que je rajouterai “BD” pour les trucs francophones!

Va y avoir matière à discussion je pense…

*Je parle surtout des publications occidentales parce que pour les mangas je suis un peu moins subversive dans mes goûts. Déjà parce que suis une grosse néophyte du genre à part pour quelques classiques et exceptions, et aussi parce que je suis une flemmasse et que je me suis pas penchée sur le sujet en profondeur!

 

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